Sur RTL, le 9 mai, Bruno Le Maire s'est livré à une défense de son action en tant que ministre de l’Économie. Il a reconnu la montée de la dette publique durant son mandat, mais a fermement rejeté l'idée que cela soit la conséquence d'une faute personnelle, soulignant plutôt un problème de système plus vaste.
"La démocratie, c’est rendre des comptes", a-t-il déclaré, assumant sa part de responsabilité. Toutefois, il a mis en lumière une dérive qui excède son passage à Bercy, affirmant que depuis son départ, la situation financière n'a cessé de se dégrader. Il appelle donc à une réflexion plus profonde sur les mécanismes en place, insistant sur l'idée que « depuis 40 ans, notre dette n’a cessé de progresser ».
Nous avons fait ce qui était nécessaire
Bruno Le Maire au sujet de ses sept années passées à Bercy
Pour souligner son propos, Le Maire a fait des comparaisons historiques, évoquant les hausses de dette sous divers présidents, et rappelant les crises sanitaires et géopolitiques récentes qui ont eu un impact significatif sur les finances publiques. Il défend son action par des mesures prises lors de son mandat, considérant qu'elles étaient adaptées au contexte difficile.
Il a également critiqué l'organisation actuelle de l'État, qualifiant celle-ci de « cour du roi Pétaud ». Selon lui, sans une révision des méthodes de gouvernance, il est impossible de résoudre le problème de la dette. Il insiste sur la nécessité d'accorder au ministre des Finances un véritable pouvoir de blocage lorsque des dépenses sont annoncées, pour éviter l'accumulation incontrôlée des dettes.
La nécessité d'une nouvelle réforme des retraites
Le Maire pointe la hausse des dépenses publiques comme un enjeu majeur. "Nous devons faire des économies sur notre modèle social", a-t-il insisté, tout en appelant à une nouvelle réforme des retraites. Il critique certains de ses adversaires politiques, les accusant de ne pas dire au peuple la vérité sur ces questions cruciales.
Réagissant à la question de son choix de rester au gouvernement, malgré les difficultés financières, il a affirmé que démissionner aurait aggravé la situation, en soulignant l'importance de rester engagé dans la gestion des finances publiques pour éviter de « déserter le champ de bataille ».







