Ce samedi, Elon Musk a fait parler de lui sur son réseau social X, en se moquant ouvertement de juges français enquêtant sur ses activités. Le milliardaire a posté un tweet cocasse pour railler des magistrats, alors qu'une enquête porte sur son éventuelle complicité dans la diffusion d'images et vidéos pédopornographiques.
Dans son message, il n’a pas mâché ses mots : « Ils sont plus faux qu’un euro en chocolat et plus pédés qu’un flamant rose en tutu fluo ! » Ces propos font suite à l'annonce d'une information judiciaire, un sujet délicat que le parquet a pris très au sérieux. Début mai, un juge d'instruction a été désigné pour examiner la responsabilité de la plateforme dans la circulation de contenus illégaux.
Notons que Musk ne s'est pas présenté lors d'une audition libre en France, ce qui a suscité des interrogations. Lui et Linda Yaccarino, ex-directrice générale de X, sont sous le radar en tant que responsables de fait de la plateforme. L'enquête vise à déterminer les éventuelles violations de la législation française, comme l’a précisé le parquet de Paris.
Des déclarations explosivas
Ce n'est pas la première fois que Musk se permet de qualifier la justice française. Lors d'une perquisition en février, il avait déjà traité les magistrats de « attardés mentaux ». L’enquête, dirigée par l’unité nationale cyber de la gendarmerie, soulève de sérieuses préoccupations concernant des possibles infractions, d’après des sources proches du dossier.
En outre, les enquêteurs examinent également l'utilisation de Grok, l'intelligence artificielle de X, pour créer des « deepfakes », des vidéos manipulées à connotation sexuelle, produites sans le consentement des personnes concernées. Face à ces accusations, la plateforme a réagi en dénonçant un « acte judiciaire abusif », affirmant qu’elle ne se laisserait pas « intimider ».
Alors que la situation évolue, les experts s’interrogent sur l'impact des déclarations de Musk sur son image publique et sur le cours de l'enquête. Le chercheur en médias numériques, Thierry de Baillon, estime que « ces provocations ne font qu’intensifier les tensions entre la Silicon Valley et les régulateurs européens ». À suivre de près.







