Les récents événements font craindre que l'Europe ne parvienne pas à naviguer sans difficultés dans les relations tendues avec le président américain Donald Trump, notamment en raison des conséquences de la guerre en Iran.
Ces derniers jours, Trump a critiqué le chancelier allemand Friedrich Merz pour ses commentaires sur le conflit, le désignant comme "totalement inefficace". En parallèle, il a annoncé le retrait imminent de 5 000 des 40 000 soldats américains stationnés en Allemagne.
Des sanctions inattendues
En outre, l'Allemagne sera sévèrement touchée financièrement, avec une hausse des droits de douane sur les automobiles à 25 %, prévue dès la semaine prochaine. Cette augmentation pourrait coûter jusqu'à 15 milliards d'euros à l'économie allemande, selon l'Institut de Kiel. Trump a également pris pour cible Emmanuel Macron, le qualifiant d'unidimensionnel, et a exprimé son mécontentement envers le Premier ministre britannique Keir Starmer, regrettant qu'il ne soit "pas Winston Churchill".
Le département américain de la Défense a également évoqué des mesures punitives à l'égard d'alliés de l'Otan jugés non solidaires dans le cadre des opérations contre l'Iran, y compris des répercussions pour l'Espagne et un réexamen de la reconnaissance des Malouines comme territoire britannique.
Un diplomate européen, sous couvert d'anonymat, a déclaré : "C'est déstabilisant. Nous nous préparons à toute éventualité."
La stratégie européenne face à Trump
Les relations transatlantiques, déjà mises à l'épreuve par des menaces précédentes de Trump, s'aggravent avec le conflit iranien. Les questions sur la manière de faire face à cet allié imprévisible émergent à nouveau. Un autre diplomate a fait remarquer que l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel avait montré la voie à suivre en évitant les réactions impulsives.
"Nous avons tous appris à manier Trump. La réaction immédiate ne fonctionne pas ; il faut laisser passer la tempête tout en restant ferme sur ses positions," a-t-il expliqué.
La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, elle aussi proche idéologiquement de Trump, n'a pas échappé aux critiques du président américain à l'égard du pape, rappelant que même les alliés les plus proches peuvent subir la colère présidentielle.
Des conséquences inattendues
Don Bacon, représentant républicain, a alerté sur les conséquences des attaques réciproques : "Ces critiques compromettent notre position. Les bases aériennes en Allemagne sont un atout stratégique d'accès à trois continents. Nous nous mettons en danger."
Parallèlement à cela, la guerre en Iran cause des difficultés aussi sur le sol américain, avec la compagnie aérienne Spirit Airlines qui cesse ses activités en raison de la flambée des prix du pétrole. Trump, quant à lui, maintient un discours ambivalent, se disant prêt à "pulvériser" l'Iran, en dépit de ses déclarations affirmant que les "hostilités sont terminées".







