Alors que l’ancien dictateur a fui, un membre de son clan a comparu, dimanche, menotté devant un tribunal de Damas. Un moment attendu après des années de guerre civile en Syrie.
Une première audience dans le procès de l'ex-président syrien Bachar al-Assad et de certaines figures clés de son entourage a eu lieu le dimanche 26 avril dans un tribunal en Syrie. Parmi les personnes présentes, un cousin de l'ancien président a comparu.
La fuite à Moscou de Bachar al-Assad fin 2024 a marqué la fin d'un règne de plus de cinquante ans de son clan sur le pays. La guerre, qui a ravagé la Syrie pendant 13 ans, a causé plus d'un demi-million de morts. Les forces syriennes ont bombardé des zones détenues par les rebelles et des dizaines de milliers de personnes sont demeurées introuvables, dont beaucoup dans les prisons.
À la suite de leur accession au pouvoir, les nouvelles autorités ont procédé à des arrestations de plusieurs anciens responsables, promettant de rendre justice pour les crimes du régime précédent. Les prévenus doivent répondre d'exactions commises durant la guerre civile, déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pour la démocratie.
Bachar al-Assad et son frère Maher, qui ont quitté le pays en décembre 2024, n'étaient pas présents et seront jugés par contumace. En revanche, Atef Najib, un autre membre de la famille, a comparu menotté et en tenue de détenu.
Une justice transitionnelle
« Aujourd’hui, nous entamons les premiers procès relevant de la justice transitionnelle en Syrie », a affirmé le juge Fakhr al-Din al-Aryan en ouvrant l’audience. « Cela comprend un accusé en détention ainsi que d'autres qui se sont soustraits à la justice », a-t-il précisé.
Lors de cette audience consacrée aux « procédures administratives et juridiques préparatoires », le juge n’a pas interrogé Atef Najib et a annoncé une deuxième audience prévue pour le 10 mai.
Une source judiciaire, sous couvert d’anonymat, a déclaré à l'Agence France Presse que cette audience était une étape préalable à l'examen des cas de Bachar al-Assad, de son frère et d'autres personnalités, dont Atef Najib.
Ancien chef de la sécurité politique à Deraa, région épicentre du soulèvement de 2011, ce cousin de l’ancien président est accusé d’avoir perpétré une répression violente dans la région.
D'autres figures importantes du régime Assad, telles que Wassim al-Assad, également cousin de l'ancien président, ont également été signalées comme devant comparaître, ainsi qu'Amjad Youssef, principal suspect dans un massacre de 2013, qui a été arrêté cette semaine, et des « pilotes ayant participé au bombardement de villes syriennes ».
Lire aussi







