Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé le 21 avril la convocation de l'ambassadeur russe en Italie suite aux propos « très graves et insultants » tenus par le présentateur Vladimir Soloviev à l'égard de la Première ministre Giorgia Meloni sur une chaîne de télévision russe.
Soloviev n'a pas hésité à qualifier Meloni de "honte de la race humaine", de "bête sauvage" et d'"idiote certifiée", allant jusqu'à l'appeler "Giorgia la salope" tout en lui adressant des insultes à caractère personnel, la qualifiant de "méchante petite femme".
Il a par la suite ajouté : "Cette Meloni est une créature fasciste qui a trahi ses électeurs, car elle s'est présentée avec des slogans complètement différents", dénonçant ainsi ce qu'il considère comme une trahison vis-à-vis des valeurs dont elle se revendiquait, même en évoquant une soi-disant fidélité à Donald Trump. Ces déclarations n’ont pas manqué de heurter les membres de la classe politique italienne, qui se sont unanimement indignés.
Réaction de la classe politique italienne
Giorgia Meloni a réagi vigoureusement sur X, déclarant : "Un propagandiste zélé du régime ne peut donner de leçons ni de cohérence ni de liberté. Ce ne sont pas ces caricatures qui nous feront changer de cap. Notre seule boussole reste l'intérêt de l'Italie."
Les relations entre Rome et Moscou sont déjà tendues, notamment depuis le début du conflit en Ukraine, l'Italie ayant affiché un soutien inconditionnel à Kiev.







