Dans le quartier de Torre Baró à Barcelone, un parking souterrain de 176 places, construit en 2013, est resté inactif depuis l'achèvement des travaux. À l'origine, les 2,7 millions d'euros investis par la métropole catalane semblaient prometteurs, mais ce projet s'est transformé en un véritable gouffre financier, interrogent les habitants.
Le parking, situé sous la Plaça Eucaliptus, devait servir à accompagner un projet de logements sociaux. La société Regesa, une branche de la Métropole de Barcelone, avait prévu de vendre les places entre 15 000 et 20 000 euros par le biais d'un bail emphytéotique de 50 ans. Toutefois, alors que l'urbanisme évoluait, ces appartements ont été réservés à la location sociale, empêchant ainsi la vente des places de parking, qui n'ont jamais trouvé preneurs.
Selon La Vanguardia, Regesa a cumulé des dettes allant jusqu'à 72 millions d'euros, avant d'être dissoute en 2019, laissant le parking fermé et révélant l'inefficacité dans la gestion de ce projet coûteux.
Un besoin urgent de stationnement
Dans un secteur où le stationnement est notoirement rare, cette situation ne passe pas inaperçue. Les résidents s'assoient souvent sur les trottoirs ou se garent sur des terrains vagues, provoquant frustration et indignation. Récemment, une lueur d'espoir est apparue et 54 places au niveau -1 doivent enfin être mises en vente par l'Institut Municipal du Logement de Barcelone (IMHAB). Selon El Periodico, ce niveau doit ouvrir le mois prochain, mais les deux autres niveaux resteront, pour l'heure, inaccessibles.
L'association des riverains plaide pour que certaines places soient utilisées comme parking public à courte durée, afin de faciliter le transport vers la ville par train ou métro. Le cas de ce parking fantôme soulève des questions cruciales sur la gestion urbaine à Barcelone et sur la réelle capacité de la métropole à répondre aux besoins de ses citoyens.







