« Un immense soulagement » : la défaite de Viktor Orbán par le conservateur pro-européen Péter Magyar a suscité une réaction enthousiaste au sein de l'Union européenne. Déjà marquée par une forte influence russe, la Hongrie semble tourner une page décisive. Après l'annonce des résultats dimanche soir, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s'est réjouie, affirmant : « La Hongrie a choisi l’Europe ».
Au-delà des institutions européennes, cette victoire est saluée comme un tournant important. Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont également exprimé leurs félicitations, témoignant d'un large soutien pour le nouveau Premier ministre. La nouvelle de la défaite d'Orbán est un signal fort dans un contexte où les tensions avec l'UE ne cessaient d'enfler, particulièrement autour de questions économiques et de droits de l'homme.
Un changement de cap pour la Hongrie
Lors d'une conversation téléphonique, von der Leyen et Magyar ont convenu de la nécessité d'une collaboration étroite, un message fort selon Roberta Metsola, présidente du Parlement européen. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a également célébré ce changement en tweetant en hongrois : « Ruszkik haza ! (Les Russes rentrez chez vous !) », indiquant que cette victoire ne se limite pas à la Hongrie, mais résonne dans toute l'Europe.
La pression sur Orbán avait été croissante, notamment après son veto à un prêt européen destiné à l’Ukraine. Ses relations de proximité avec des figures comme Donald Trump et Vladimir Poutine avaient également suscité des inquiétudes au sein de l'UE. Cela, malgré une campagne où Orbán avait tenté de se positionner en défenseur des valeurs traditionnelles contre une supposée ingérence étrangère.
Des voix s’élèvent
Les réactions après les élections varient. Manon Aubry, eurodéputée LFI, a mis en garde que même si Magyar n'est pas Orbán, son approche sur des sujets numériques et sociaux pourrait ne pas rompre avec certaines des politiques de l'ancien ministre. Le retour d’un leader pro-européen est néanmoins perçu comme un choix pour une Hongrie moins isolée.
Un espoir renouvelé
Cette élection pourrait ainsi représenter un nouveau souffle pour la démocratie en Hongrie. Comme l’a noté le ministre belge de la Défense, JD Vance, avec son soutien à Orbán, a plutôt donné « un baiser de la mort » à sa campagne. A l'heure où les peuples européens cherchent à se redéfinir, l'issue de ces élections promet d'avoir des répercussions profondes et durables, tant au sein des frontières hongroises que sur la scène internationale.







