Quatre jours après l'instauration d'un cessez-le-feu, les délégations iranienne et américaine se retrouvent à Islamabad, ce samedi 11 avril, pour des discussions essentielles visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient. La rencontre sera dirigée par JD Vance, vice-président américain, dans une atmosphère particulièrement tendue.
Les chances de succès des négociations vont-elles au-delà des incertitudes habituelles ? Comme le rapporte RTL, Donald Trump n’a pas hésité à menacer de recourir à la force militaire en cas de défaillance des négociations. Les délégations, comprenant respectivement 70 membres pour l'Iran, dont un représentant du Parlement, sont arrivées dans la capitale pakistanaise la nuit précédente et doivent se rencontrer dans un hôtel de luxe, mais dans des salles différentes, avec des médiateurs pakistanais assurant le lien entre elles.
Côté américain, la demande se porte sur la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, passage incontournable pour le commerce des hydrocarbures. En réponse, la délégation iranienne a énoncé des préconditions : un cessez-le-feu au Liban et la levée de l'ensemble des sanctions internationales pesant sur Téhéran.
Nous sommes prêts à maintenir le dialogue
Malgré le climat de méfiance, JD Vance s'est exprimé avec optimisme à l'approche des négociations. "Nous attendons ces pourparlers avec anticipation. Je crois que nous allons vers quelque chose de positif, mais cela dépendra de la bonne foi iranienne. S'ils souhaitent jouer des tours, ils verront que notre patience a des limites," a-t-il déclaré avant son voyage au Pakistan.
Cependant, un autre défi se présente : l'absence d'Israël, qui, malgré son rôle actif dans le conflit, ne sera pas impliqué dans ces négociations, ce qui complique le paysage diplomatique.







