Les États-Unis ont intensifié leur campagne contre le trafic de drogue dans l'océan Pacifique, avec des frappes qui ont fait cinq victimes parmi des narcotrafiquants présumés, comme l'a rapporté l'armée américaine dimanche 13 avril. Ces opérations, menées samedi, visaient deux embarcations, selon le commandement militaire américain, qui a partagé des images aériennes des attaques.
Depuis le mois de septembre, les États-Unis ont intensifié leurs frappes, menant à la mort de près de 170 personnes dans le cadre de cette guerre contre le narcotrafic en Pacifique et dans les Caraïbes. Le général Francis L. Donovan, commandant de SOUTHCOM, a déclaré que ces opérations s'inscrivent dans une stratégie visant à réduire l'influence des cartels dans ces régions. Une communication récente de SOUTHCOM a souligné l'importance d'appliquer une pression systématique sur ces organisations.
De nombreux experts en sécurité, comme l'analyste Milena M. de l'Institut Français des Relations Internationales, affirment que ces frappes pourraient avoir des conséquences à long terme sur le trafic de drogue, bien qu'il reste des interrogations quant à leur efficacité réelle sur le terrain. "Les cartels s'adaptent rapidement et peuvent déplacer leurs opérations", a-t-elle soutenu.
Cette escalade des frappes américaines souligne la volonté du gouvernement de Joe Biden de contrer le narcotrafic, une problématique qui reste alarmante pour la sécurité nationale et internationale. Les inquiétudes grandissent concernant les ramifications de cette violence sur les pays voisins qui souffrent également des effets du narcotrafic, et des discussions commencent sur la nécessité d'une approche plus collaborative au niveau international.







