Les délégations américaines et iraniennes se retrouvent ce samedi à Islamabad afin d'explorer des solutions pour mettre fin à la guerre qui ravage le Moyen-Orient depuis six semaines. Les tensions sont particulièrement vives autour du dossier nucléaire iranien, un point de friction majeur entre Washington et Téhéran.
Ce qu'il faut savoir
Les espoirs de progrès restent incertains. Le vice-président américain JD Vance, en route pour le Pakistan, dirigera les négociations en compagnie de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner. Leur arrivée coïncide avec celle de Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, à la tête d'une délégation de plus de 70 membres.
- Les sujets clés : cessez-le-feu, nucléaire et détroit d'Ormuz. Le calendrier des discussions demeure flou, mais plusieurs thématiques brûlantes seront abordées, comme la recherche d'un accord de paix durable en Iran et au Liban, le déblocage du détroit d'Ormuz, essentiel au commerce maritime, et les évolutions du programme nucléaire iranien, que Téhéran défend comme étant civil.
- Une méfiance persistante des deux parties. "Malgré nos bonnes intentions, la confiance fait défaut", a exprimé Mohammad Bagher Ghalibaf, faisant référence aux échecs antérieurs des pourparlers avec les États-Unis. JD Vance, dans un ton similaire, a mis en garde Téhéran, affirmant que son équipe de négociation ne tolérerait pas de manipulations tout en souhaitant mener des discussions constructives.
- Donald Trump : "L'Iran n'a aucun atout pour négocier". Le président américain a fait savoir que, malgré les tensions, le détroit d'Ormuz sera ouvert, déclarant que l'Iran, sans cette voie de transit, ne génère aucun revenu et affirmant que le Golfe s'ouvrirait "automatiquement".







