Les forces ukrainiennes ont réalisé un coup de maître en neutralisant un système de lance-roquettes multiples (MLRS) russe 9K51M Tornado-G lors d'une attaque orchestrée par des drones. C'est le 23e Régiment de la Garde Nationale qui a mené cette opération, rapportée par Defense Express, bien que le jour de l'attaque ne soit pas précisé.
Des images partagées par l'unité montrent l'instant de l'impact, confirmant ainsi la destruction de ce matériel, évalué à environ 2,5 millions de dollars. L'opération a été rendue possible grâce à une coopération minutieuse entre plusieurs unités ukrainiennes, permettant aux soldats de la 72e Brigade de repérer et d'identifier la cible avant de transmettre les données aux opérateurs de drones, qui ont réussi à frapper avec une précision remarquable.
Le Tornado-G, un modèle modernisé par rapport au Grad soviétique, est fortement prisé par l'armée russe pour sa capacité à lancer des barrages de roquettes à grande vitesse, ce qui en fait un atout crucial dans leurs stratégies d'artillerie. Toutefois, son coût a plus que doublé en cinq ans, passant d'environ 1 million de dollars en 2021 à plus de 2,5 millions aujourd'hui. Cette inflation s'explique par les sanctions internationales qui limitent l'approvisionnement en composants essentiels comme les microélectroniques.
Une dynamique de guerre qui complique l'armement russe
Au cœur du Tornado-G se trouve un système de conduite de tir automatisé (AFCS), qui améliore sa précision et sa capacité de réponse. L'absence de ce système peut nuire gravement à son efficacité, le ramenant à un niveau obsolète pour les anciennes plateformes Grad. Cette situation crée un défi de taille pour l'industrie de défense russe, déjà sous pression, alors que la production de ces équipements est ralentie par les sanctions. Chaque destruction d'un tel matériel ne fait que renforcer la vulnérabilité des forces armées russes dans le conflit actuel.







