Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR), publié le 12 juin, met en lumière les différences de niveau de vie entre les retraités et les actifs. Même si l'écart actuel semble limité, des projections indiquent que cette situation pourrait évoluer dans les années à venir.
État des lieux des niveaux de vie
Précisons d'abord que les chiffres peuvent parfois être trompeurs. En 2022, la pension brute moyenne des ménages retraités s'élevait à 2 526 euros par mois, alors que les ménages actifs affichaient un revenu de 4 095 euros. À première vue, cette différence pourrait suggérer que les retraités vivent moins bien que les actifs.
Cependant, le COR souligne l'importance d'autres variables. En tenant compte des revenus liés au patrimoine, les ménages retraités perçoivent environ 413 euros, tandis que les actifs obtiennent 335 euros. Les prestations sociales, quant à elles, s'établissent à 65 euros pour les retraités et 214 euros pour les actifs. Les impôts et prélèvements s'élèvent à 389 euros pour les retraités et 773 euros pour les actifs. Voici un récapitulatif :
- Total des revenus mensuels : 3 871 euros pour les actifs, 2 615 euros pour les retraités.
- Éléments à considérer : Composition du foyer, propriété immobilière, endettement.
En intégrant ces facteurs, le COR conclut que les retraités ont un niveau de vie supérieur de 4,8 % à celui de la population générale, tout en étant légèrement en-dessous de celui des actifs (-2,2 %).
Une tendance en évolution
Depuis les années 1970, il y a eu un rapprochement significatif entre les niveaux de vie des retraités et des actifs. Ce phénomène est principalement attribué à la généralisation des régimes de retraite qui ont progressivement amélioré les droits des retraités. L'évolution des carrières des femmes a également contribué à ce changement positif.
Cependant, cette tendance d'amélioration pourrait s'inverser d'ici 2070. Les prévisions suggèrent que l'augmentation des pensions sera inférieure à celle des revenus d'activité, avec une hausse estimée de 0,3 % par an pour les pensions, contre 0,7 % pour les salaires. Par conséquent, le niveau de vie des retraités pourrait chuter à 87,5 % celui de la population générale d'ici 2070, un écart majeur depuis les années 1980.







