Ce jeudi soir, Vladimir Poutine a annoncé un cessez-le-feu en Ukraine, débutant à 16 heures ce samedi et se poursuivant jusqu'à la fin de dimanche, en l'honneur de la Pâque orthodoxe. Cette décision, relayée par le Kremlin, coïncide avec une proposition similaire formulée par l'Ukraine.
Le communiqué du Kremlin, repris par l'AFP, précise : "Par décision du commandant suprême, Vladimir Poutine, en lien avec la fête orthodoxe de Pâques, un cessez-le-feu est décrété à partir de 16h (13h GMT) le 11 avril jusqu'à la fin de la journée du 12 avril 2026".
Des conséquences sur le terrain
Si cette trêve est effectivement respectée, elle marquera une pause bienvenue dans un conflit qui dure depuis quatre ans. L'invasion russe de l'Ukraine, débutée en février 2022, est qualifiée de conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un bilan humain tragique, estimant les pertes à plusieurs centaines de milliers de morts dans les deux camps.
Toutefois, des experts, comme le politologue Jean-Pierre Filiu, soulignent les doutes concernant la sincérité de cette annonce. "Il s'agit peut-être d'une manœuvre tactique pour redorer l'image de la Russie sur la scène internationale tout en poursuivant des objectifs militaires à plus long terme", déclare-t-il.
Pendant ce temps, du côté ukrainien, la présidence a également exprimé son scepticisme face à la réalisation d’une trêve effective, expliquant que des décisions préventives seraient mises en place pour garantir la sécurité des citoyens durant cette période.
Avec cette annonce, l'inquiétude et l'espoir se mêlent chez les populations touchées par la guerre. Le déroulement des événements dans les jours à venir sera décisif quant à l'impact réel de cette initiative.







