Ce samedi 4 avril, Saint-Denis a été le théâtre d'une forte mobilisation contre le racisme, organisée par le nouveau maire, Bally Bagayoko. Des milliers de citoyens se sont joints à cet appel, rassemblant des figures politiques, des syndicats et des associations au parvis de la mairie. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a pris la parole pour souligner l'importance de cette manifestation et critiquer le silence persistant d'Emmanuel Macron face à cette montée du racisme.
"L'absence de déclaration de la part du président est surprenante, surtout dans un contexte où des attaques racistes visent non seulement Bally Bagayoko mais également d'autres élus", a déclaré Sopo au micro de RTL. Il a ajouté : "Il est crucial que l'État prenne position contre ces agressions".
Parmi les participants se trouvaient des personnalités politiques de gauche comme Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot, qui ont fait front commun contre ce phénomène inquiétant. Sopo met en lumière l'absence d'élus du gouvernement, notamment celle de Aurore Bergé, ministre chargée de la lutte contre les discriminations, qualifiant cette défaillance d'irresponsable.
Invitée sur France Info, Bergé a justifié son absence en disant que la mobilisation était une initiative citoyenne. Dominique Sopo, pour sa part, estime que cette attitude reflète un manque de responsabilité face à des problèmes sociétaux majeurs. "Le racisme n'est pas une question marginale. Le président a le devoir de s'exprimer sur une telle question", a-t-il insisté.
"Lorsqu'un président de la République est confronté à une séquence dans laquelle le racisme s'exprime vis-à-vis d'élus, il me semble minimal qu'il s'exprime. Je lui ai personnellement fait passer ce message."
- Dominique Sopo, président de SOS Racisme
En se tournant vers les médias, Sopo a également critiqué leur traitement de la question raciale, pointant du doigt les médias conservateurs, comme le Figaro, et ceux appartenant à Vincent Bolloré pour leur discours souvent malveillant à l'égard des populations ciblées par le racisme. "Il manque une voix antiraciste forte dans les médias", conclut-il, appelant à une plus grande responsabilité et à une prise de parole proactive face aux injustices raciales.







