Les surcoûts du tarif réglementé de l'électricité (TRVE) d'EDF ne semblent pas prêts à s'arrêter. Le 1er février 2024, une nouvelle hausse est attendue, s'ajoutant aux augmentations précédentes de 10 % en août et de 15 % en février. Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), prévoit une augmentation supplémentaire de 10 à 20 % à cette date.
Un contexte économique difficile
Depuis deux ans, le tarif réglementé a déjà pris près de 40 % d'augmentation. Cette tendance est largement influencée par les fluctuations du marché, exacerbées par la crise énergétique. La CRE soumet des propositions de hausse au gouvernement, mais c'est finalement ce dernier qui décide du taux appliqué. Par exemple, une proposition de 99 % a été ramenée à seulement 15 % par le gouvernement en février dernier.
Le bouclier tarifaire en question
Le bouclier tarifaire, mis en place pour limiter les hausses de prix et soutenir les consommateurs, a coûté à l'État près de 110 milliards d'euros entre 2021 et 2023. Cependant, ce dispositif sera abandonné fin 2025, rendant inévitables des ajustements pour se rapprocher des prix du marché. Les répercussions financières pourraient se faire sentir dès 2024 avec des hausses prévues au 1er février.
Qui est touché par ces augmentations?
Environ 21 millions de foyers français bénéficient encore des tarifs réglementés. De plus, de nombreux contrats, bien qu'indépendants du tarif réglementé, en dépendent encore, ce qui élargit le spectre des impacts. Le dernier tarif, mis à jour le 1er août 2023, a vu le kilowattheure passer de 0,2062 € TTC à 0,2276 € TTC.
Le marché du gaz, qui influe également sur les tarifs de l'électricité, présente des signes de volatilité. Les consommateurs doivent rester vigilants face aux tendances de marché, car une nouvelle hausse pourrait s'annoncer cet hiver, notamment si la météo se révèle rigoureuse.







