Christophe Gleizes, journaliste français, est détenu en Algérie depuis un an, selon ses proches et l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme" en juin 2025, ce reporter de 37 ans attend une grâce de la part du président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Le cas de Christophe Gleizes a été mis en avant par ses proches et RSF, qui appellent à sa "libération immédiate". Selon Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, il est "inacceptable qu’un journaliste soit détenu pour avoir exercé son métier." Gleizes est également collaborateur pour les médias tels que So Foot et Society.
Au moment où le Mondial de football commence, Gianni Infantino, président de la FIFA, a exprimé l'espoir que le journaliste puisse bénéficier d'une grâce présidentielle pour assister à l'événement, qui se déroule du 11 juin au 19 juillet. "Une chaise vide porte son nom dans la tribune de presse", a souligné Bruttin, insistant sur le fait que sa place devrait être aux côtés des autres journalistes dans les stades.
Condamné à sept ans de prison
Arrêté en mai 2024 lors d'un reportage sur le club de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), Gleizes a été placé sous contrôle judiciaire avant d'être condamné. Il a décidé de retirer son pourvoi en cassation en mars dans l’espoir que cela facilite une éventuelle grâce présidentielle. Selon les informations de Le Monde, la justice algérienne a rejeté un recours du parquet, éteignant ainsi les derniers espoirs d’un appel judiciaire favorable.
Les parents de Gleizes, Sylvie et Francis Godard, ont publié un communiqué exprimant leur espoir suite aux récentes évolutions judiciaires en Algérie. Ils attendent que ces avancées se traduisent par la "grâce présidentielle". "Nous espérons sincèrement le retour de Christophe parmi nous", ont-ils déclaré, rappelant que sa grand-mère, âgée de 102 ans, aspire aussi à revoir son petit-fils.







