Policiers et services funéraires se sont rendus dans un appartement du quartier Tonnellé à Tours, où un corps a été retrouvé. Une autopsie est prévue pour déterminer les causes du décès.
« Pour Vincent, toi qui étais si gentil. Repose en paix. Nous ne t’oublierons jamais. » Ce message anonyme est apposé sur la porte de l’immeuble, accompagné de fleurs en papier crépon.
Dans cet immeuble du quartier Tonnellé, le corps de Vincent Salandini, 45 ans, a été découvert dans sa chambre, déjà en état de décomposition, le 1er juin 2026. Les forces de l'ordre, présentes sur les lieux, ont travaillé jusqu’à évacuer la dépouille en soirée pour permettre la réalisation de l'autopsie prévue dans les jours suivants.
Une large plaie au cou
Des scellés de la police nationale barrent l'entrée de l'appartement où s'est faite la découverte. Selon des sources proches de l'enquête, bien que l'absence de pistes claires soit actée, des soupçons d'une intervention extérieure à ce décès restent en suspens. Une plaie importante au cou aurait été constatée par un médecin légiste. « Les agents m’ont simplement déclaré qu'il avait succombé à une mort naturelle, » a rapporté une connaissance du défunt.
Dans un premier temps, la justice a imposé une mesure d’obstacle médico-légal afin de conserver le corps pendant que des investigations se poursuivent, pouvant potentiellement aboutir à une enquête criminelle ou à une conclusion précoce.
« Poli », « vraiment gentil »
La nouvelle de la mort de Vincent Salandini s'est propagée rapidement dans le quartier, notamment autour du square Jean-Bouin où il était un visage familier. « Quelle tristesse, c’était un homme que l’on connaissait tous. Sa stature fluette et sa gentillesse marquaient les esprits, » a partagé un voisin.
Le mot, anonyme, scotché sur la porte de l’immeuble dans lequel le corps d’un homme de 45 ans a été découvert.
© Photo NR, Julien Coquet
« Poli », « vraiment gentil », ont confié des voisins à son sujet. Vincent partageait son appartement avec sa mère, atteinte d'une maladie, qu'il a soutenue jusqu'à son décès l'hiver dernier. Seul depuis, il n'avait pas de compagne connue ni de travail.
Dans ce bâtiment HLM, où les bruits circulent mais les discussions sont rares, des témoins évoquent des interventions policières passées, liées à des conflits mineurs.
Catherine Sorita-Minard, la procureure de Tours, était injoignable au moment de la rédaction de cet article.
Lire aussi







