En Europe, 17 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec d'importantes variations entre les pays. La France, quant à elle, affiche un taux de pauvreté de 14 %, plaçant le pays dans une position intermédiaire au sein de l'Union européenne.
Un panorama de la pauvreté en Europe
Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) révèle que 16,9 % des citoyens de l'Union européenne sont touchés par la pauvreté. Les taux varient de 8,6 % en Tchéquie à 23,4 % en Lettonie, mettant en lumière des disparités régionales marquées.
- Pays aux taux élevés : 21,7 % en Espagne, 20,1 % en Italie, 19,6 % en Grèce.
- Pays aux taux plus bas : 8,6 % en Tchéquie, 11,7 % en Slovénie, 12,3 % en Slovaquie.
Le seuil de pauvreté est défini comme 60 % du niveau de vie médian, qui se traduit par un revenu inférieur à 940 € par mois en moyenne en Europe. En France, ce seuil est plus élevé, fixé à 1 136 € mensuels, tandis qu'il s'élève à 525 € en Roumanie.
La France face à la pauvreté
Avec un taux de pauvreté de 14,3 %, la France se situe en dessous de la moyenne européenne, mais reste en retrait par rapport à certains pays comme la Finlande (10,8 %) et le Danemark (12,3 %). Cependant, elle s’en sort mieux que des pays comme l’Espagne ou l’Italie.
En prenant en compte l'ensemble des personnes considérées comme pauvres ou modestes, environ 27 % de la population française est concernée, ce qui est légèrement en dessous de la moyenne européenne.
Profil des personnes touchées par la pauvreté
La pauvreté affecte certaines catégories particulièrement vulnérables : les jeunes, les familles monoparentales, et les chômeurs. En moyenne, 21 % des jeunes Européens de moins de 24 ans sont pauvres, tandis que le taux s'établit à 19 % en France.
- Familles monoparentales : 33 % des familles en moyenne, 39 % en France.
- Retraités : 16 % de pauvreté en Europe, seulement 10 % en France.
En outre, les immigrés originaires de pays non européens subissent un taux de pauvreté élevé : 44 % par rapport à 16 % pour les citoyens nationaux. Ce phénomène est également observable en France, où les personnes en situation précaire nécessitent des mesures adaptées pour améliorer leur sort.







