Le projet Revolution Wind, essentiel pour le réseau de la Nouvelle-Angleterre, est désormais en fonctionnement. Avec une capacité de 704 MW, il devrait fournir de l'électricité à plus de 350.000 foyers, selon l’annonce faite par Orsted ce samedi. Ce parc éolien en mer, construit à proximité de Rhode Island, a été longtemps bloqué par l'ancien président américain.
Orsted a annoncé : "Le projet Revolution Wind a commencé à injecter de l'électricité sur le réseau de la Nouvelle-Angleterre, renforçant ainsi l'approvisionnement énergétique de la région et contribuant à abaisser les coûts pour les consommateurs." La société danoise détient 50 % de la coentreprise Revolution Wind, aux côtés d'un développeur d'infrastructures d'énergies renouvelables lié à BlackRock.
Un soutien compliqué
Le parc, parmi d'autres projets suspendus en décembre pour des raisons de sécurité nationale, avait été réautorisé par un juge fédéral en janvier. Outre Revolution Wind, des projets comme Sunrise Wind et Empire Wind au large de New York, ainsi que Coastal Virginia et Vineyard Wind au large du Massachusetts ont également vu leurs travaux repris.
Les critiques de Trump sur les éoliennes ne sont pas nouvelles. Il les qualifie de "monstres laids" et estime qu'elles défigurent les paysages. Lors d'une visite en Grande-Bretagne, il avait même exhorté le pays à arrêter les subventions pour ces infrastructures.
Les analystes, quant à eux, comme ceux de l’Institut du développement durable, estiment que la progression vers les énergies renouvelables est cruciale pour l’avenir énergétique des États-Unis. L'essor de projets comme Revolution Wind illustre la résilience du secteur face à certaines pressions politiques.
Ce tournant vers l'énergie éolienne témoigne d'une volonté accrue d'investir dans des ressources durables, avec des impacts positifs sur l'environnement, malgré les défis rencontrés.







