De l'Asie à l'Amérique, le monde évolue rapidement, tandis que l'Europe et la France semblent s'enliser. Sous couvert d'une « résistance » à la mondialisation, les dirigeants français ont succombé aux pressions des corporatismes, entraînant l'immobilisme économique qui coûte cher à notre société. Pourquoi la France stagne-t-elle lorsque d'autres pays avancent ? Il est temps d'apporter des vérités difficiles lors des prochaines campagnes électorales, de dévoiler les dysfonctionnements sous-jacents de l’État-providence.
Le coût des intérêts de la dette française frôle les 100 milliards d'euros par an, dépassant ce que rapporte l'impôt sur le revenu. Notre déficit public cumulatif grimpe vers 4 000 milliards d'euros. L'histoire montre que ce modèle d'endettement, adopté par des pays tels que l'Argentine ou la Russie, mène souvent vers des dérives autoritaires.
En France, l'État-providence s'accroît de 4 % chaque année, alors que l'économie n'affiche que 1 % de croissance. Les dépenses sociales atteignent 900 milliards d'euros, dont une part significative est financée par la dette publique, que les futures générations devront supporter. Taxer davantage les grandes entreprises ne résoudra pas le problème, car leur capitalisation boursière ne couvre qu'une fraction des dépenses sociales.

Historiquement, notre économie était plus libérale, mais les politiques de Giscard d'Estaing et de Mitterrand ont progressivement orienté la France vers une approche post-keynésienne. La rhétorique selon laquelle notre pays souffrirait d'un « néolibéralisme » est trompeuse ; c'est bien un État surdimensionné, débordant de technocrates et de corporatismes, qui nuisent au dynamisme économique. Les exemples de succès mondiaux montrent que des États moins envahissants favorisent la prospérité.
En France, plus de 600 organismes publics sont chargés de conseiller le gouvernement, mais ces institutions se multiplient sans offrir de solutions efficaces. Chaque année, ces « nouveaux observatoires » drainent des ressources sans réel impact sur les problématiques qu'ils sont censés résoudre. Les critiques s'accumulent contre cette élite administrative, figée dans une analyse stérile de la réalité. Ce phénomène, caractérisé par des figures comme Jack Lang, illustre une direction politique captée par des lobbies.
Parmi les acteurs responsables de notre déclin économique, on trouve : François Mitterrand avec ses nationalisations, Jean-Claude Trichet avec sa politique monétaire ascendante, et Martine Aubry avec les 35 heures, augmentant ainsi le coût du travail. L'Union européenne, avec ses décisions souvent mal avisées, a également fragilisé notre industrie, en rendant l'énergie française plus coûteuse que dans d'autres pays.
Les obstacles à notre compétitivité industrielle sont multiples : le droit du travail rigide, des coûts salariaux prohibitifs, la compétitivité des pays à bas salaires, et une bureaucratie excessive. De plus, il est crucial de ne pas négliger la fraude sociale, tandis que des pratiques de contournement fiscal affectent également les grandes entreprises.

Les citoyens français sont conscients d'un système fiscal inéquitable. Leurs réactions face à la hausse des taxes, notamment celle sur les carburants, révèlent un ras-le-bol collectif. Il existe un fort désir de réformer l'État, de prioriser la baisse des dépenses publiques, et d'instaurer des référendums d'initiative populaire pour remettre le pouvoir entre les mains du peuple. Aujourd'hui, l'urgence est réelle : redonner aux Français les moyens d'agir pour rétablir la souveraineté nationale.







