Les employés de Velecta, basé à Romorantin, respirent un air nouveau. Cette entreprise, pionnière des sèche-cheveux 100% français, a récemment retrouvé le cap après une période de redressement judiciaire qui avait débuté l'été dernier. Son redressement a été orchestré par un entrepreneur blésois, qui s'est associé à deux de ses salariés, permettant ainsi à l'histoire de Velecta de se poursuivre.
La décision de reprise a été validée par le tribunal de commerce de Lyon, offrant à l'entreprise l'opportunité de se relancer dans un secteur en pleine mutation. Pour Philippe Mélao, le nouveau directeur de Velecta, il s'agit d'un "ouff de soulagement" non seulement pour les employés mais aussi pour les clients habitués à cette marque emblématique. Créée en 1936, Velecta doit aujourd'hui reconquérir la confiance de ses partenaires et développer une stratégie d'exportation plus agressive, qui ne représente actuellement que 10% de son chiffre d'affaires.
Une entreprise créée il y a 90 ans
Philippe Mélao souligne l'importance de la notoriété de Velecta et son modèle iconique, le TGR. "Nous devons non seulement regagner la confiance de nos clients, mais également capitaliser sur une stratégie digitale qui nous aidera à atteindre de nouveaux consommateurs, notamment ceux qui privilégient les produits locaux."
Un savoir-faire 100% français
Dans cette perspective de renaissance, l'entreprise souhaite renforcer son ancrage local. "Nous collaborons avec des fournisseurs situés à trois heures maximum de Romorantin, ce qui est crucial pour préserver les emplois de la région tout en adoptant une démarche écologique. Nos composants plastiques sont produits à seulement 40 kilomètres de l'usine, minimisant ainsi notre empreinte écologique. De plus, nos produits sont conçus pour être réparables, contrairement aux marques concurrentes qui privilégient l'obsolescence."
Actuellement, Velecta emploie 17 personnes. La direction espère stabiliser ses activités avant d'envisager une expansion des effectifs. "Les premiers mois de reprise son prometteurs, et nous procéderons par étapes. Quand nous serons prêts, nous pourrons envisager de nouvelles recrues," conclut Philippe Mélao.







