D'après une étude récente de l'assureur en ligne Leocare, qui a analysé plus de 350 000 contrats, il est prévu que les tarifs d'assurance habitation augmentent de 5 à 8 % dans l'année à venir, après une augmentation déjà observée entre 8 et 12 % l'année précédente.
La pression croissante sur les tarifs touche particulièrement les propriétaires, qui devraient faire face à des hausses moyennes allant de 9 à 12 %. Les locataires, quant à eux, verront leur mensualité grimper de 8 à 10 %, selon une analyse des 100 plus grandes villes françaises.
Cette tendance alarmante s'inscrit dans le contexte d'une crise climatique exacerbée : l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a déclaré que les sinistres climatiques coûtaient 5 milliards d'euros en 2024. "Le coût de la sinistralité des catastrophes naturelles devrait en effet augmenter d’environ 40 % d'ici 2050 pour les seuls enjeux climatiques", avertit l'État.
Des villes de plus en plus à risque
Les villes de taille moyenne, comme Carcassonne, Bordeaux, et La Rochelle, voient leurs tarifs d'assurance habitation exploser à cause de leur exposition accrue aux aléas climatiques. Par exemple, un appartement de trois pièces à Carcassonne coûte déjà 256 euros par an à assurer, tandis qu'une location s'élève à 180 euros, en grande partie à cause des nombreux épisodes d'inondations et de sécheresse que la ville a connus.
Dans un souci de financement, la SURPRIME pour les catastrophes naturelles, qui est intégrée depuis des décennies dans les cotisations d'assurance, a été augmentée de 12 à 20 % en 2025. Selon France Assureurs, cette hausse pourrait coûter aux ménages en moyenne 41 euros par an. Cela représente une lourde charge supplémentaire pour les foyers français alors que la crise climatique continue de se développer.
Les experts recommandent aux assurés de réévaluer leurs contrats et de rester informés des augmentations potentielles, soulignant l'importance d'une bonne couverture dans un climat en constante évolution. En conséquence, il est à craindre que cette tendance ne s'accentue dans les années à venir, affectant non seulement les tarifs, mais aussi l'accès à l'assurance pour certaines habitations situées dans des zones à risque.







