Mardi, le CAC 40 a franchi à la baisse le seuil critique des 8.000 points, enchaînant une quatrième session consécutive de pertes, révélant une ambiance de méfiance sur les marchés.
L'indice phare de la Bourse de Paris a enregistré une baisse de 76,46 points (-0,95%), pour clôturer à 7.979,92 points, après avoir perdu 0,69% la veille, atteignant 8.056,63 points.
Les investisseurs ont réagi avec nervosité à une série de nouvelles économiques et géopolitiques. La situation au Moyen-Orient reste tendue, avec l'Iran rejetant toute révision de ses propositions pour mettre fin aux hostilités. Donald Trump a quant à lui déclaré que le document de Téhéran était à jeter.
Ce contexte agité retarde la stabilisation du marché pétrolier, le prix du brut flirtant avec les 100 dollars. À 18H30, le Brent se négociait à 107,65 dollars (+3,30%), tandis que le WTI était à 101,57 dollars (+3,57%).
Aux États-Unis, l'inflation a atteint en avril son pic en près de trois ans, avec une hausse de 3,8% sur un an, en grande partie causée par les prix de l'énergie et du logement, ce qui a également eu un impact négatif sur les marchés. Le Nasdaq a reculé de 1,97% à 19H00 à Paris.
La chute des valeurs technologiques a atteint STMicroelectronics, l'un des piliers du CAC 40, qui a vu son action plonger de 5,22%, à 47,68 euros. Capgemini n'a pas été épargné, perdant -2,51%, pour se stabiliser à 99,20 euros.
À l'inverse, TotalEnergies a enregistré une progression de 1,81% à 78,30 euros, en attendant l'audition de son PDG, Patrick Pouyanné, par la commission des Finances le 17 juin sur les profits réalisés durant la crise.
Les valeurs du luxe, qui avaient subi des pertes importantes lors des jours précédents, se sont redressées, avec L'Oréal en hausse de 1,48% à 358,58 euros, Kering de 0,25% à 239,10 euros et LVMH de 0,23% à 453,05 euros. Cependant, Hermès a continué sa chute avec une baisse de 1,71% à 1.579 euros.
Cette tendance s'explique en partie par un rapport de Berenberg, qui recommande aux investisseurs de prendre des bénéfices sur ce secteur, en raison d'un potentiel de croissance jugé limité.







