Les tentatives d'intrusion dans des entreprises et laboratoires du secteur de la défense en France ont clairement augmenté en 2025, selon la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD). Cette croissance s'accompagne d'un nombre croissant de survols de drones, un phénomène qui ne cesse d'inquiéter les autorités.
"L'année 2025 a été marquée par une nette augmentation des atteintes physiques aux entités surveillées par la DRSD" selon une note publique de l'organisme.
Les secteurs de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) et de la recherche d'intérêt défense ont vécu un pic d'intrusions dans leurs installations, entraînant parfois le vol de matériel sensible ou de matières premières indispensables à la production.
En parallèle, la DRSD a noté une hausse significative des tentatives de repérage, notamment avec des survols de drones autour de sites stratégiques liés à la défense. En fin d'année 2025, ces survols ont fait l'objet de signalements de plus en plus fréquents en Europe, provoquant des perturbations majeures, telles que la suspension temporaire des vols commerciaux dans plusieurs aéroports pendant cette période.
Des origines complexes
Les autorités estiment que l'identification des responsabilités derrière ces survols reste compliquée. Toutefois, plusieurs experts pointent du doigt des acteurs étrangers, notamment associés à la stratégie de guerre hybride de la Russie, qui aurait recours à des actions de sabotage sur le territoire européen.
En plus des survols de drones, les organisations de défense se heurtent à des actes de sabotage, incluant des incendies et des dégradations ciblant des infrastructures essentielles. Ces actes ont continué en 2026, avec plusieurs incendies ayant récemment atteint des installations électriques alimentant des usines d'armement.
Enfin, certaines de ces actions semblent être liées à des mouvements d’extrême gauche qui, en réaction à différents conflits internationaux, réagissent par des actes de protestation contre les entreprises de la BITD, aggravant une situation déjà préoccupante selon le service de renseignement.







