En avril 2025, la consommation de carburants routiers en France a chuté de 11 % par rapport à l'année précédente. Ce déclin impressionnant reflète une "adaptation des comportements" des usagers, conséquence directe de la hausse continue des prix observée dans le cadre de la crise énergétique exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, annonce le ministère de l'Économie.
Comparé au mois de mars, où les conducteurs avaient effectué des achats préventifs en raison des craintes alimentées par le conflit, ce mois d'avril marque un retour à la réalité. D'après les données des Douanes françaises relayées par Bercy, la consommation d'essence a aussi connu une baisse significative avec environ 14 % moins d'essence achetée, tandis que le gazole a baissé de près de 19 %.
Les prix de l'essence au zénith depuis le début de la guerre
Alors que la consommation décroît, les prix à la pompe n'ont jamais été aussi élevés. Mercredi dernier, les essences SP95-E10 et SP98 ont atteint leur maximum historique : le litre de SP95-E10 s'élevait à 2,038 euros, soit une hausse de 32 centimes (+18,47 %) par rapport aux jours précédents le début des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Le SP98, quant à lui, frôle les 2,123 euros le litre, avec une hausse de près de 30 centimes (+16,29 %), selon des relevés effectués par l'AFP.
Malgré la crainte de certaines secteurs comme l'aérien, le gouvernement assure que les distributeurs de carburants n'ont pas profité de la situation pour réaliser des marges abusives. Cette explosion des prix est en grande partie attribuée aux perturbations des exportations de pétrole brut, en grande partie dues aux tensions géopolitiques dans la région.
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