À compter du mois de juin 2026, tous les pots de miel de mélange devront afficher une traçabilité plus rigoureuse. Chaque pot devra détailler l'intégralité des pays d'origine, classés par ordre décroissant de poids, avec une précision à la fois sur le pourcentage de chaque source et une marge d'erreur de 5%.
Ce décret, publié récemment au Journal officiel, fera suite à une directive européenne adoptée en 2024. Bien que la réglementation sur l'étiquetage ait été en vigueur pour les miels conditionnés en France depuis 2022, elle s'étend désormais à tous les pots de miel. Cette initiative vise à contrer les importations de miel frelaté, en particulier aux fins d'évitement des normes de l'UE. En effet, une enquête de la Commission européenne a révélé que près de la moitié des miels importés sur 320 échantillons étaient suspectés de pratiques frauduleuses, notamment l'ajout de sirops de sucre. Des sources crédibles, comme France 3, indiquent que la majorité des miels chinois et ceux venus de Turquie avaient été jugés non conformes.
Le décret va bien au-delà du miel. Une nouvelle dénomination, «jus de fruits à teneur réduite en sucres», sera créée, réservée aux produits ayant diminué leur taux de sucre naturel d'au moins 30%, tout en préservant les qualités nutritionnelles. Par ailleurs, la quantité minimale de fruits exigée pour la confiture passera de 350 à 450 grammes par kilo.
Ce texte de loi permettra non seulement de renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi de protéger les consommateurs en leur offrant davantage de transparence sur les produits qu'ils achètent. Alors que l'Europe cherche à améliorer sa régulation face aux fraudes alimentaires, cette révision de l'étiquetage témoigne d'une volonté significative d'aller vers un marché plus fiable. Les produits étiquetés avant le 14 juin pourront encore être commercialisés jusqu'à rupture des stocks, une mesure transitoire qui rassure tant les producteurs que les distributeurs.







