Lors d'une allocution télévisée le 25 avril, le président iranien Massoud Pezeshkian a demandé à la population d'réduire sa consommation d'électricité. Malgré l'absence de pénurie actuelle, il alerte sur les tentatives des États-Unis et d'Israël de créer un climat de mécontentement parmi les Iraniens.
"Nous lançons un appel simple à notre cher peuple : consommons mieux l'énergie. Deux lumières au lieu de dix suffisent," a-t-il affirmé. Bien que Téhéran ait échappé ces derniers jours aux coupures d'électricité, la crainte demeure des conséquences d'une guerre prolongée sur les infrastructures du pays.
Massoud Pezeshkian a nuancé ses propos en précisant qu'aucune coupure significative n'avait été observée depuis la trêve instaurée le 8 avril, malgré les tensions extérieures persistantes. Il a souligné que les sanctions et les attaques ciblées menées par des pays comme les États-Unis visaient à exacerber la détresse économique et sociale.
Des enjeux historiques d'approvisionnement
Le président américain Donald Trump avait menacé par le passé de frapper les infrastructures électriques iraniennes, mais jusqu'à présent, aucune action concrète n'a été entreprise. Cependant, l'Iran a régulièrement souffert de coupures d'électricité pendant les périodes de forte consommation. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la quasi-totalité de l'électricité iranienne provient du gaz naturel, un domaine dans lequel le pays est autosuffisant grâce à de vastes réserves.
Malgré cela, les infrastructures vieillissantes, un manque d'investissements conséquents et l'impact des sanctions internationales ont rendu le réseau électrique vulnérable. En réponse à ce problème, le gouvernement a été contraint d'introduire des coupures d'électricité tournantes et de réduire les heures de travail pour maintenir le système en fonctionnement.
Ces alertes sur la consommation d'énergie ne sont pas sans lien avec une crise de l'eau qui s'aggrave. Des experts mettent en garde que sans un changement radical dans la gestion des ressources, Téhéran pourrait faire face à une situation catastrophique prochainement. Le président avait également mis en avant, l'année dernière, la possibilité d'une évacuation de la capitale si les conditions climatiques ne s'amélioraient pas.







