Les SICAV, ou Sociétés d'Investissement à Capital Variable, font partie intégrante des organismes de placement collectif (OPC) et vous permettent d'investir dans un portefeuille commun d'actifs financiers.
Dans cet article, nous aborderons les spécificités des SICAV, leur fonctionnement, et les différentes catégories existantes, tout en étudiant leurs avantages et inconvénients.
Qu'est-ce qu'une SICAV ?
Une SICAV est définie juridiquement comme une société permettant aux investisseurs de détenir des valeurs mobilières collectivement. Les souscripteurs deviennent actionnaires et ont un droit de vote lors des assemblées générales, approuvant les rapports de gestion. Ces sociétés sont régulées par l'Autorité des marchés financiers (AMF) afin d'assurer une gestion conforme aux normes en vigueur.
Types de SICAV à considérer
L'AMF a classifié les SICAV en plusieurs catégories afin d'aider les épargnants à choisir selon leurs préférences d'investissement :
- SICAV actions : Investies majoritairement dans des actions, ces SICAV conviennent aux investisseurs cherchant des rendements élevés à long terme avec un risque accru.
- SICAV obligataires : Axées sur les obligations, elles visent une performance stable et régulière.
- SICAV monétaires : Offrant des investissements à faible risque, elles sont idéales pour une épargne disponible sans trop de fluctuations.
- SICAV à gestion alternative : Cherchant à obtenir des performances déconnectées du marché, elles s'adressent aux investisseurs avertis.
- SICAV à formule : Proposent des rendements indexés tout en garantissant une protection du capital sous certaines conditions.
Les frais et la fiscalité des SICAV
Avant de choisir une SICAV, il est essentiel de se pencher sur les différents frais qui peuvent être appliqués :
- Frais d'entrée, variant entre 0 et 3 % ;
- Frais annuels courants, déduits de la valeur des parts ;
- Commission de surperformance, versée si les objectifs de rendement sont dépassés.
En ce qui concerne la fiscalité, les dividendes sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30 % ou à l'impôt sur le revenu, selon ce qui est le plus avantageux pour l'investisseur. Les plus-values, quant à elles, peuvent faire l'objet d'une taxation similaire, avec certaines exonérations possibles dans le cadre d'un Plan d'Épargne en Actions (PEA).
Avantages et inconvénients des SICAV
Les SICAV offrent de nombreux avantages, tels que :
- La diversification : Accès à un portefeuille varié, réduire les risques liés à la concentration d'investissement.
- Délégation de gestion : Les épargnants peuvent confier la gestion à des professionnels, leur apportant expertise et compétences.
- Large choix de fonds : Amplitude des options d'investissement, permettant d'accéder à des marchés et instruments variés.
- Accessibilité : La mise de départ est souvent faible, rendant cette option attrayante pour les investisseurs particuliers.
Cependant, il est crucial d'être conscient des risques liés à la dépendance des marchés financiers ainsi que des frais qui peuvent impacter la rentabilité finale.
Acheter des parts de SICAV : les modalités
Avant d'investir, il est conseillé de se poser plusieurs questions :
- Avez-vous une épargne de précaution ?
- Disposez-vous d'un capital à placer pour le moyen ou long terme ?
- Pouvez-vous accepter une perte potentielle ?
- Saviez-vous que la valeur des placements fluctue en continu ?
- Êtes-vous prêt à prendre des risques ?
Si ces conditions sont remplies, les parts de SICAV peuvent être acquises via des sociétés de gestion, banques ou courtiers, selon votre profil d'investisseur et vos objectifs financiers.







