Le plessage est une technique ancestrale qui consiste à créer une haie vivante en tressant les branches d'arbustes. Bien que délicate, son usage est en forte reprise après plusieurs décennies.
D'où vient le plessage ?
Le terme plessage dérive du latin plectere, signifiant plier ou tresser. Cette méthode est mentionnée depuis l'époque romaine, et elle se généralisa au Moyen Âge pour délimiter des pâturages. En effet, le plessage crée des barrières vivantes qui, contrairement aux clôtures traditionnelles, bénéficient d'une régénération naturelle.
Les haies en plessage vieillissent mieux que le bois mort, en offrant une protection contre les animaux tout en préservant la biodiversité.
Comment réaliser un plessage ?
Pour ceux qui souhaitent se lancer dans le plessage, le praticien est appelé un plesseur. Pour commencer, il faut effectuer un recépage des arbustes en ne gardant que les branches nécessaires, sans négliger la taille pour minimiser l'épaisseur de la haie.
Ensuite, il convient de réaliser des incisions sur les troncs, tout en préservant leur intégrité. Les branches ainsi fendues sont alors inclinées et tressées avec l'aide de piquets, tels que ceux en acacia ou en châtaignier, qui serviront de support.
Dans certaines régions, cette technique peut être couverte de terre, créant une barrière plus massive, semblable à un muret.
Le plessage aujourd'hui
Actuellement, le plessage est pratiquement écarté, à l'exception de quelques zones rurales en France où des ateliers sont organisés pour préserver cette tradition. En 2005, un jardin spectaculaire a été créé par Franck Viel au Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire, illustrant l'intérêt croissant pour le plessage.
Cette technique, qui attire les jardiniers d’aujourd’hui, est une solution esthétique et écologique, utilisée pour séparer des espaces ou stabiliser des talus. En plus, les haies en plessage favorisent la biodiversité en offrant un habitat aux petits animaux.







