Suite à 49 déclarations d'effets indésirables, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) examine les risques associés à la consommation de compléments alimentaires à base de spiruline.
Depuis 2017, l'Anses a enregistré de nombreux cas d'effets indésirables liés à la spiruline, dont un cas notable en 2014, impliquant une réaction allergique sévère. Reconnaissant les préoccupations croissantes, l'agence a décidé de mener une étude approfondie pour évaluer ces effets.
Des symptômes variés signalés
En France et en Europe, la spiruline est classée comme une denrée alimentaire. Disponible sous diverses formes (p poudre, gélules, comprimés), elle est souvent promue pour ses prétendus bienfaits sur la santé. Cependant, parmi les rapports d'effets indésirables, 10 cas ont été jugés suffisamment sérieux pour justifier une analyse détaillée.
De ces cas, 4 ont été identifiés comme présentant une forte probabilité d'être liés à la consommation de spiruline, avec des effets indésirables variés, allant de troubles allergiques à des problèmes gastro-intestinaux. D'autres effets, bien que signalés, ont été jugés moins directement liés à la spiruline.
Conseils pour une consommation prudente
Face à ces alertes, l'ANSM conseille aux consommateurs de privilégier les circuits d'approvisionnement rigoureusement contrôlés. De plus, elle préconise de mener des études cliniques pour déterminer une dose journalière maximale sécuritaire. Il est recommandé aux personnes souffrant de phénylcétonurie, allergies ou vulnérabilités hépatiques de s'abstenir de consommer ces compléments.
Les effets indésirables majoritairement observés incluent des troubles digestifs, des atteintes hépatiques et des manifestations cutanées, ce qui souligne l'importance d'une évaluation prudente de la consommation de spiruline.







