La consommation d'insectes, ou entomophagie, connaît un essor croissant dans les pays occidentaux, séduisant un public toujours plus large. Toutefois, une récente étude de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) rappelle que cette pratique n'est pas sans risques.
Les avantages et les dangers
Bien que les insectes soient réputés pour leur richesse en protéines et soient envisagés comme une solution alimentaire durable, leur consommation pose des défis sanitaires. Le rapport de l'Anses, publié récemment, souligne l'importance d'établir un cadre réglementaire solide afin de minimiser les risques associés à leur consommation.
Risques sanitaires et allergiques
Comme tout aliment, les insectes peuvent être porteurs de dangers pour la santé. Des substances chimiques provenant de leur environnement ou des médicaments utilisés en élevage peuvent contaminer ces protéines. De plus, les insectes peuvent accueillir divers agents pathogènes tels que virus, bactéries et champignons.
Les criquets et les sauterelles, par exemple, appartiennent au groupe des arthropodes et peuvent déclencher des réactions allergiques similaires à celles occasionnées par les acariens et les crustacés. L'Anses avertit donc que les personnes allergiques à ces aliments pourraient également présenter des sensibilités aux insectes.
Vers une réglementation stricte
Face à ces enjeux, l'Anses appelle à intensifier les recherches sur la consommation d'insectes et à établir des normes spécifiques pour leur élevage. Une attention particulière est recommandée aux consommateurs ayant des antécédents d'allergies. L'agence propose également de créer des listes communautaires indiquant les espèces d'insectes sécurisées à consommer.
Bien que 2 milliards de personnes à travers le monde, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine, adoptent l'entomophagie, l'Europe observe un intérêt grandissant pour cette source de protéines, perçue comme une alternative écologique à la viande.







