À la suite de l'arrestation de Nicolás Maduro, les États-Unis semblent déterminés à s'emparer des précieuses ressources pétrolières du Venezuela. Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux qu'un accord avait été conclu avec le gouvernement intérimaire du Venezuela pour la livraison de 30 à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis.
« Je suis ravi d’annoncer que les autorités vénézuéliennes vont remettre jusqu’à 50 millions de barils de pétrole de haute qualité sous sanction aux États-Unis », a déclaré Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a ajouté que les fonds générés seront supervisés par son administration pour garantir leur utilisation au profit des citoyens des deux nations.
Les modalités de cette livraison restent floues, mais les déclarations de Trump suggèrent que les autorités vénézuéliennes pourraient faire une sorte de donation de ces barils, laissant la gestion à son administration. Une telle manœuvre pourrait susciter des controverses, surtout dans le contexte d'une crise humanitaire persistante au Venezuela.
Après l’arrestation de Maduro, qui fait face à des accusations de « narcoterrorisme » et d'autres crimes, la tension ne faiblit pas. Ce dimanche, le président par intérim, Maduro, et son épouse, Cilia Flores, ont plaidé non coupables lors d'une audience à New York. Maduro est maintenu en détention à New York, devant comparaître à nouveau le 17 mars, tandis que des appels à la libération de Maduro résonnent encore à Caracas.
À ce sujet, Delcy Rodriguez, nouvellement installée à la présidence par intérim, a réclamé lors de son discours que « aucun pouvoir extérieur ne gouverne le Venezuela » et a averti Trump que « le gouvernement du Venezuela reste souverain ». Elle insiste sur la détermination du peuple vénézuélien à défendre leur nation.
« Le peuple vénézuélien reste mobilisé et unis en toutes circonstances », a-t-elle affirmé dans une allocution télévisée. Rodriguez a prêté serment devant un Parlement qui lui confère un mandat intérimaire de 90 jours, possiblement renouvelable, soutenue par des figures clés du gouvernement.
Ce tournant pourrait modifier considérablement l'équilibre politique et économique en Amérique du Sud, surtout en ce qui concerne les relations entre les États-Unis et le Venezuela. Les experts s'accordent à dire que cette manœuvre pourrait être tantôt perçue comme une opportunité économique pour les États-Unis, tantôt comme une ingérence dans les affaires vénézuéliennes, suscitant ainsi une nouvelle dynamique sur le continent.







