La situation à Léran, dans l'Ariège, provoque une onde de choc au sein du monde rural. L’abattage programmé de 113 bovins d'une exploitation a suscité une vague d'indignation chez les élus locaux. Cette décision, selon eux, frappe durement l'agriculture, une pilier essentiel de la vitalité économique de nos communes.
Dans un communiqué signé par Marie-Cécile Rivière, présidente de l'association des maires ruraux (AMR 09), et Florent Pauly, 1er vice-président, les élus expriment leur désarroi face à ce qu'ils considèrent comme une injustice. Ils soulignent le caractère dramatique de la situation, d'autant plus que la famille de l’exploitation a décidé de se conformer à l'abattage, malgré sa réticence.
Les maires souhaitent des comptes de l'État et exigent rapidement des réponses sur plusieurs points cruciaux : la justification d’un abattage total après vaccination, les limites des aides de 4 500 euros par exploitation, ainsi que la nécessité d’assouplir les règles de commande publique pour intégrer la viande des animaux affectés dans la restauration collective. Le discours des élus traduit une volonté claire de défendre les intérêts des agriculteurs, qui contribuent à la richesse des territoires.
Selon un rapport de France Bleu, les conséquences économiques de ces mesures sanitaires sont jugées désastreuses par de nombreux professionnels du secteur. L'économiste agricole Paul Dupont a affirmé que cette situation met en lumière « l’incohérence et l’urgence d’une refonte des politiques d’aide ». Les élus insistent sur l’importance d’une écoute attentive de la part des autorités gouvernementales.
« Nous, élus locaux, ne comptons pas lâcher prise », avertissent-ils. Certains ne se battent pas seulement avec des mots; plusieurs envisagent de remettre leurs écharpes tricolores en signe de protestation. Ils appellent à une mobilisation générale ce vendredi 2 janvier 2026 à midi, devant le siège de la Communauté des Communes du Pays de Mirepoix, où le Préfet devrait être présent pour répondre à leurs interpellations.
Leur appel à une « écoute réelle » et à des actions concrètes est désormais plus urgent que jamais. Ce rassemblement pourrait bien poser les bases d'un dialogue nécessaire pour sauver l'agriculture locale et garantir la pérennité des exploitations familiales.







