Depuis presque un mois, Julia et Roland Seitre, un couple de Tourangeaux résidant à Marray, sont placés en confinement strict à l'hôpital Bichat à Paris. Entrés en isolement après avoir été rapatriés de leur croisière à bord du MV Hondius, où un foyer d'hantavirus a été détecté, ils partagent leur expérience avec la presse.
Dans un courrier daté du jeudi 4 juin, ils décrivent leur situation : « Nous avons été brutalement confinés... Après des semaines face à l’océan infini, être enfermés entre les murs d’une chambre est étouffant. Interdiction de se doucher ou d'utiliser le lavabo durant trois jours, pas de toilettes pendant deux semaines, avant une première sortie en cour après trois semaines. Oui, de fait, il y a un côté carcéral. »
Un état de santé rassurant
Malgré les conditions de confinement, les Seitre confirment que « tous nos prélèvements sont négatifs », ce qui est un soulagement pour eux. Initialement soumis à un contrôle sanitaire toutes les six heures, leur protocole a été assoupli à des prélèvements sanguins trois fois par semaine. Ils expriment leur bonheur d'avoir pu recevoir des visites, même si cela reste sous « conditions strictes ».
En attendant la fin de ce confinement, ils se disent impatients de retrouver leur cadre de vie habituel, moins austère. « Le temps semble s'étirer, toujours dans l’attente d’être fixés sur notre avenir proche », ajoutent-ils. Ils ont également tenté de contacter le ministère de la Santé, mais n'ont pas obtenu de réponse.
Leur témoignage met en lumière les défis émotionnels des personnes affectées par cette situation sanitaire exceptionnelle, illustrant un état d'urgence qui, pour certains, semble interminable. Selon des experts interrogés par France Info, cette expérience peut laisser des séquelles psychologiques durables, soulignant l'importance du soutien psychologique pendant et après de telles périodes de confinement.







