Lors d'une réunion particulièrement animée, le 28 mai dernier, le maire Antoine de Tournemire a défendu ses plans de réhabilitation de la Coupole, malgré les nombreuses objections des habitants et des acteurs culturels présents.
Ce rendez-vous, où plus de 300 personnes s'étaient déplacées, a rapidement pris une tournure conflictuelle, laissant peu de place à un véritable dialogue. En annulsant la programmation culturelle pour 2026-2027, le maire a affiché ses intentions de réinvestir dans l’espace culturel, sans parvenir à apaiser les inquiétudes de son auditoire.
Les critiques ont fusé, notamment de la part de l'Observatoire de la liberté de création. Comment justifier une pause aussi soudaine, alors que la Coupole a récemment reçu un avis favorable sur sa sécurité ? Au cœur du débat, des questions cruciales sur la transparence de la gestion municipale et l'absence de consultation ont été soulevées.
Des engagements qui ne convainquent pas
Antoine de Tournemire a promis que les travaux débuteront cet été et que la Coupole sera remise aux normes d’ici juin 2027. Toutefois, bon nombre d’intervenants demeurent sceptiques face à une telle urgence, d’autant plus que la qualité des spectacles locaux pourrait en pâtir. Selon le maire, la nécessité d'un chantier complet justifie des choix radicaux, mais ces arguments n'ont pas réussi à rassurer l'assemblée.
« Nous sommes sur deux planètes différentes »,
constate le maire, une phrase qui semble résumer la fracture entre les élus et les citoyens. Les appels à un référendum et à un moratoire sur les décisions ont été largement ignorés.
Un avenir incertain pour la culture
Des promesses de ne pas privatiser ni déléguer la gestion de la Coupole ont été avancées, tout comme la remarque que les emplois des personnels affectés au site ne sont pas menacés. Cependant, ces déclarations n’ont pas suffi à amadouer la colère des présents.
Alors que les premiers travaux de réhabilitation sont défiés par des acteurs locaux, l'attente d'un renouvellement de la salle semble plus que jamais floue. La gestion de la Coupole, symbole de la culture à Saint-Loubès, est désormais au cœur d’une crise profonde, qui pourrait bien redéfinir le paysage culturel de la commune pendant les années à venir.







