La défense de Jacqueline Jacob, grand-tante du petit Grégory, conteste sa mise en examen et attend une décision de la cour d'appel de Dijon le 15 juillet 2026.
« On attend assez sereinement », a déclaré la défense de Jacqueline Jacob, mise en examen pour son rôle présumé dans l'affaire, lors d'une récente audience à la cour d'appel. Selon les avocats, la décision d'annuler la mise en examen pourrait marquer un tournant dans un dossier déjà riche en rebondissements, vieux de plus de quarante ans.
Le procureur général Philippe Astruc a souligné que « les faits pourraient être considérés comme prescrits », ce qui pourrait jouer en faveur de Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans. Sa défense a déjà annoncé qu'elle se pourvoirait en cassation si la demande d'annulation n'est pas accueillie favorablement.
Jacqueline Jacob a été mise en examen en octobre 2025 pour « association de malfaiteurs », soupçonnée d'être l'un des corbeaux ayant harcelé la famille Villemin. Selon les experts, elle serait impliquée dans l'envoi d'une lettre anonyme revendiquant le meurtre de Grégory, retrouvé noyé à l'âge de quatre ans dans la Vologne.
« Une vingtaine de corbeaux »
Les accusations contre Jacqueline Jacob reposent sur de nouveaux éléments, y compris une expertise suisse qui l'associe à plusieurs lettres menaçantes. Cependant, son avocat, Frédéric Berna, rappelle qu'une multitude de corbeaux ont été identifiés, rendant le dossier encore plus complexe.
Les poursuites annulées successivement dans cette affaire soulignent les difficultés judiciaires rencontrées. En 1993 et 2018, des accusations contre des membres de la famille Villemin et d'autres suspects avaient déjà été abandonnées. Les experts estiment que l'annulation de la mise en examen de Jacqueline Jacob serait la cinquième dans ce dossier.
Des résultats d’analyses très attendus
Ce qui rend cette affaire encore plus captivante, ce sont les analyses en cours sur des courriers anonymes pour déterminer d'éventuelles implications criminelles supplémentaires. « Si des éléments indiquent l'implication de madame Jacob, une mise en examen pour complicité pourrait suivre », a souligné un avocat des parents de Grégory. Les récents changements dans l’enquête peuvent également annoncer de nouveaux développements, car il reste des échantillons d'ADN à analyser.
Il semble que l'affaire Grégory, déjà emblématique dans le paysage judiciaire français, continue de susciter l'intérêt et d'alimenter les débats.







