Dans les Pyrénées-Orientales, plusieurs municipalités choisissent de rétablir leur éclairage public nocturne, après l’avoir diminué en réponse à la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine. Grâce à la mise à jour de leur système d'éclairage, elles parviennent à gérer leurs coûts avec efficacité.
Selon Lionel Vidal, directeur du SYDEEL 66, le syndicat départemental en charge des énergies, "Aujourd'hui, des communes des Pyrénées-Orientales rallument leur éclairage public, soit totalement, soit partiellement". Ce changement, quelques années après avoir restreint l'éclairage public, est dû à des travaux de modernisation importants. Ces initiatives permettent de réaliser "jusqu'à 70% d'économies d'énergie", tout en atténuant la pollution lumineuse. "On éclaire même mieux", ajoute-t-il, "puisqu'on a un flux lumineux dirigé vers le sol, avec des températures de couleurs qui ne nuisent ni à la faune ni à la flore".
Une autre raison pour ce retour à l'éclairage nocturne est l'avènement de systèmes de télégestion qui permettent un contrôle précis de l'éclairage public. "Cela permet aux communes de gérer à distance leurs armoires électriques", explique Lionel Vidal. Elles peuvent ainsi choisir d'allumer ou d'éteindre des zones spécifiques, comme des rues commerçantes ou des endroits stratégiques tels que les pharmacies de garde. La commune de Thuir, par exemple, a adopté cette solution, tout comme Elne. Le Soler, quant à lui, a réallumé ses lampadaires dès février.
Cette démarche de modernisation a été largement saluée par les élus et les citoyens, qui constatent une amélioration notable de la qualité de l'éclairage tout en réduisant les coûts énergétiques. Les retours positifs incitent de plus en plus de communes à envisager des projets similaires, favorisant ainsi une transition vers des infrastructures plus durables.
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