Le projet, qui représente un investissement colossal de 85 millions d'euros, marque une étape cruciale pour la municipalité orléanaise. Les discussions autour de cette réhabilitation s'étendent sur près d'une décennie, soulignant une lenteur frustrante face aux attentes des usagers. Les travaux ont déjà été repoussés à plusieurs reprises sous l'ancienne administration de Serge Grouard.
Walid Madiou, qui a succédé à Luc Nantier, reste optimiste en déclarant : "Nous avons acquis 40% des cellules commerciales et les discussions se poursuivent avec les autres acteurs. La Ville a également obtenu une Déclaration d'Utilité Publique (DUP), ce qui facilitera les expropriations si nécessaire, mais le manque clair de timeline reste problématique pour les commerçants locaux. "L'absence de phasage précis nous laisse dans l'incertitude", indique Madiou, prévoyant un début des travaux dans les "prochains mois, probablement deux à trois ans".
Les commerçants expriment leurs craintes
La récente fermeture de l'un des poissonniers a intensifié cette sentiment d'urgence. Jean-Luc Delauné, primeur du marché, a noté qu'il ne reste plus qu'un seul poissonnier fonctionnel, ajoutant : "C'est gênant pour la ville. J'espère avoir un échange prochainement avec l'adjoint au commerce pour faire avancer les choses".
La question de la délocalisation des stands durant les travaux demeure également un sujet délicat. Bien que la place de Loire ait été envisagée comme option, des récentes discussions suggèrent que cette solution pourrait ne pas se concrétiser.







