Avec un printemps douce en Loir-et-Cher, les étals des marchés se parent déjà de fraises locales. En effet, au Verger de la Croix à Pierrefitte-sur-Sauldre, du même nom, les fraises sont prêtes à être récoltées avec deux semaines d’avance par rapport aux années précédentes. Camille, la productrice, témoigne de cette situation — une dynamique anticipée par des conditions climatiques exceptionnelles, marquées par des températures plus élevées qu’à l’accoutumée.
Les floraisons précoces
Les fraises flamboient de mille feux, avec des rangées de plants étalées sur 2 500 mètres carrés déjà ornées de fleurs blanches et des fruits naissants. "C’est la première fois que je vois cela depuis que je cultive ici", confie Camille, qui s’inquiète cependant des risques de gelées tardives pouvant affecter ses cultures. "Certaines fleurs ont déjà souffert, car mars peut encore être frais".
Ce phénomène n’est pas isolé. Dans toute la Sologne, des producteurs se réjouissent de voir leurs plants déjà en forte production. "Depuis deux à trois semaines, les cultures sous serre sont également cueillies. Les clients sont ravis car bien que la récolte soit anticipée, la qualité reste au rendez-vous", poursuit Camille.
Retour à la cueillette
Avec une forte demande, Camille a déjà reçu de nombreux appels de clients avides de venir cueillir ces délices, la productrice offrant un système de libre-cueillette à des prix plus accessibles. Pour répondre à cette attente, elle a exceptionnellement ouvert sa ferme dès le début mai, facilitant ainsi l’accès à ces fraises précoces.
En somme, ce printemps s'annonce sous les meilleurs auspices pour les fraises de Sologne, tout en reflétant les enjeux liés à la météo sur l’agriculture locale. Camille, comme d’autres agriculteurs, espère que ce début de saison se poursuivra sans incident.







