À l'occasion du Printemps de Bourges, le cœur de la ville s'anime au rythme de concerts variés. Le festival off offre l'opportunité de découvrir des styles musicaux alternatifs ainsi que des groupes émergents. Parmi eux, le groupe de rock garage, The Brinks, a enflammé la scène du Murrayfield mardi dernier.
Autour de la place Gordaine, les terrasses des bars sont bondées. Le gérant du Murrayfield sert des bières aux clients, qui s’installent pour profiter de l’atmosphère tout en écoutant la musique. Les plus curieux tentent de se frayer un chemin dans le milieu des spectateurs entassés dans l’étroit couloir menant à la scène.
Lunettes de soleil vissées sur le nez, le chanteur Ronan s’illustre malgré le manque d’espace. L’ambiance est électrique : les spectateurs se pressent, et l'énergie est palpable.
"Les gens sont à vingt centimètres, ça pulse, ça saute !"
« Le Murrayfield, c’est une tradition à Bourges », confie Cédric, un fidèle client. « Depuis vingt ans, c'est l'institution du début du Printemps de Bourges. C’est un vrai pèlerinage. » Ronan, le chanteur, apprécie la diversité des styles musicaux présents dans ces bars. Pour Bruno, le bassiste, cette proximité avec le public rend les concerts uniques : « On adore jouer dans ces lieux, c’est convivial, les gens sont proches, ça pulse ! »
Séduire un nouveau public
Jouer dans le cadre du Printemps de Bourges est une belle opportunité pour les artistes. Dimitri, le batteur, souligne que cela leur permet de toucher un public plus large. « Des spectateurs de passage dans un bar peuvent découvrir notre musique ici, ça nous donne une chance de rayonner au-delà de nos habitués. » Mardi, le Murrayfield était rempli, avec plusieurs personnes ne connaissant pas le groupe. Certains viennent principalement à cause des prix élevés des concerts principaux, tandis que d'autres laissent le hasard décider. Un client commente : « C’est comme retrouver l'esprit authentique du Printemps de Bourges avec des groupes moins connus. »
Fidèles au off
Quant à l’idée de jouer lors des concerts officiels, le groupe reste sceptique : « Nous sommes heureux ici. Si une invitation arrive, nous sommes partants, mais nous ne voulons pas jouer que pour faire la première partie d’un grand nom. » The Brinks se produisent chaque année au Murrayfield et ailleurs pendant le festival, car pour eux, c'est avant tout une question d’amitié. Ils joueront à nouveau jeudi à la Villa Monin, et samedi au Champ du coq, avec la sortie imminente de leur single « I should pray » à la fin du mois.







