Le vendredi 10 avril, environ 70 personnes se sont rassemblées sur le parvis du tribunal judiciaire de Périgueux, répondant à l'appel de la CGT, pour exprimer leur désaccord avec une proposition de loi qui devait être discutée même jour à l'Assemblée nationale. Ce texte, soutenu par le bloc de droite et des centristes, a pour but de permettre à certains salariés de travailler le 1er mai, traditionnellement consacré à la revendication des droits des travailleurs.
La loi actuelle restreint cette possibilité aux seuls commerces, laissant les décisions de fonctionnement aux employeurs. Les manifestations à Périgueux sont une réponse à une inquiétude croissante parmi les travailleurs concernant la transformation de leur jour de repos. La proposition de loi pourrait concerner près 1,4 million de salariés, y compris des métiers comme les boulangers, les fleuristes ainsi que dans le secteur culturel, tel que les cinémas, selon Le Monde.
À quelques centaines de kilomètres de là, les députés français ont décidé de rejeter le projet de loi, suite à une requête provenante des rangs du parti macroniste. Ce mouvement vise à contourner l'obstruction parlementaire de la gauche et à accélérer les débats législatifs. Un représentant syndical a déclaré : "Ce refus est un signal fort en faveur des droits des travailleurs, ils veulent préserver le 1er mai comme jour de lutte et de repos".







