Samedi 4 avril, Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, a été l'invité de « La politique s'éclaire » sur franceinfo. Il a évoqué la situation préoccupante du périscolaire à Paris, suite à la suspension de 78 animateurs, dont 31 pour des soupçons de violences sexuelles.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Brigitte Boucher : En tant que ministre, comment réagissez-vous au rassemblement citoyen contre le racisme à Saint-Denis ?
Édouard Geffray : Je condamne fermement toute forme de racisme et d'intimidation des élus, car cela nuit aux valeurs de la République. Cependant, je ne participerai pas à cette manifestation, car je pense qu'un ministre doit garder une certaine distance dans de telles initiatives citoyennes. Cela dit, le gouvernement soutient résolument cette cause.
Rima Hassan a été en garde à vue pour l'apologie du terrorisme. Que pensez-vous de la politisation de la justice ?
Je crois fermement en l'indépendance de notre système judiciaire. Les déclarations de Mme Hassan méritent une analyse, et c'est à la justice de trancher, non à moi. Les citoyens doivent avoir confiance en nos institutions.
Concernant la hausse des prix du carburant due à la guerre en Iran, le gouvernement a prévu des aides. Que cela vous inspire-t-il ?
Je ne suis pas un expert en prix du carburant, mais je remarque que le Premier ministre prendra des mesures supplémentaires. Actuellement, nous n'avons pas de pénurie en France, mais je comprends l'angoisse de nos concitoyens.
Comment comptez-vous revaloriser le baccalauréat ?
Concrètement, nous voulons que les examens correspondent vraiment au niveau des élèves. C'est pourquoi nous supprimons des mécanismes qui favorisaient trop de réussite sans reflet des compétences réelles. Ainsi, les futurs bacheliers sauront pourquoi ils réussissent ou échouent.
Concernant le brevet, de nouvelles règles impactent les notes. Qu’est-ce qui a changé ?
Nous avons réduit le contrôle continu à 40% des notes, afin que les résultats reflètent authentiquement le niveau des élèves.
Qu'en est-il des récentes suspensions d'animateurs dans le périscolaire ? Les familles doivent-elles se sentir en sécurité ?
C'est une question cruciale. Les enfants doivent être en sécurité à l'école. Cela dit, les responsabilités diffèrent entre l'Éducation nationale et la ville. J'ai mis en place un protocole de signalement pour mieux protéger les enfants et leurs familles.
Pour finir, pourquoi maintenir des suppressions de postes d’enseignants face à une baisse des effectifs scolaires ?
Nous faisons face à une baisse démographique significative. Il est essentiel de repenser nos stratégies d'emploi pour maintenir un bon niveau d'enseignement tout en s'ajustant à la réalité démographique.







