Lors du second tour des élections municipales à Metz, qui s'est tenu ce dimanche 22 mars, François Grosdidier a marqué les esprits avec un score impressionnant. Le maire sortant a obtenu plus de 50 % des voix, se plaçant ainsi bien devant ses concurrents du Rassemblement National (RN), de La France Insoumise (LFI) et du Parti Socialiste.
C'est un score historique, comme l'a souligné François Grosdidier : "Trente ans qu'on n'avait pas vu un tel score". Ce dernier, représentant la droite diversifiée, a dépassé la barre des 50 % avec un gain de plus de sept points par rapport au premier tour. "C'est la récompense d'une méthode qui consiste à rester proche des gens", a-t-il expliqué lors d'une déclaration à ICI Lorraine, ajoutant qu'il a su "dépasser les clivages pendant que les autres faisaient des campagnes partisanes".
François Grosdidier n'était pas battable
Les résultats dévoilent que derrière Grosdidier, Étienne Anstett, du RN, a terminé avec un respectable 17,63 %, suivi de Charlotte Leduc, candidate de l'union entre écologistes et insoumis, qui a obtenu 17,41 %. En quatrième place, Bertrand Mertz, du Parti Socialiste, a récolté 14,40 % des voix. Ce dernier, ancien maire de Thionville, n’a pas voulu participer à l'alliance de gauche, ce qui pourrait expliquer sa position moins favorable.
Les experts s'accordent à dire que : "François Grosdidier a clairement bénéficié de l'effet du maire sortant", comme l’a souligné un candidat socialiste sur les ondes d’ICI Lorraine. "Probablement qu'il n'était pas battable à cette élection. Mais il est vrai que les divisions à gauche n'ont pas aidé à mobiliser les électeurs. Le vrai sujet, ce soir, c'est l'abstention", a t-il ajouté. En effet, avec un taux de participation de 44 %, la situation a suscité des préoccupations, d'autant plus qu'il s'agit d'une baisse significative par rapport à la moyenne nationale.
Les résultats attestent donc d'une dynamique concernant les différentes forces politiques à Metz, avec un maire en place qui a su exploiter son ancrage local, face à une gauche divisée et un RN qui s'affirme comme une force montante.







