Le dimanche 22 mars, la ville de Vierzon, traditionnellement ancrée à gauche, a connu une révolution politique avec l'élection de Yannick Le Roux, un candidat d'extrême droite, qui a réussi à séduire 46,86 % des électeurs. Policier de profession, Le Roux avait quitté ses fonctions en prévision de cette campagne, entamée en septembre 2025.
Bien que peu connu à ses débuts, le candidat a su mobiliser rapidement le soutien des Vierzonnais, dépassant même son principal rival du Rassemblement National, Bastian Duenas. Ce dernier, en désaccord avec son parcours, a finalement choisi de soutenir Le Roux, qui a fédéré autour de son projet une multitude de soutiens, dont ceux d'Éric Zemmour et de Marion Maréchal.
Le programme de Yannick Le Roux met l'accent sur la sécurité : rétablissement de l'éclairage public, développement de la vidéosurveillance et renforcement de l'armement des forces de police municipales sont au cœur de ses promesses. Ce virage à droite a provoqué une onde de choc dans un bastion de la gauche où l'ancienne maire, Corinne Ollivier, du PCF, avait choisi de ne pas se représenter.
Le Roux a surpassé Maryvonne Roux, la candidate soutenue par l'ex-maire, qui a récolté 30,40 % des voix, ainsi que Ahmed Taoussi, représentant des divers centres, avec un score de 17,52 %. Au second tour, le résultat a été encore plus marqué, Le Roux obtenant 39,36 % contre 13,78 % pour Taoussi.
Ce retournement politique soulève des questions sur l’avenir de Vierzon. Les élus, les experts politiques et les citoyens s'interrogent sur l’impact que cette nouvelle gouvernance aura sur le quotidien des habitants. "C'est le reflet d'un changement d'attentes parmi la population", souligne un politologue local. Une réalité à suivre de près dans les mois à venir.







