Dans la petite commune de Saint-Ellier-les-Bois, en Orne, la réélection d'Edgar Moulin, 60 ans, fait couler beaucoup d'encre. En effet, ce dernier, récemment mis en examen pour viol et proxénétisme, a usé d'une ruse peu commune en trompant les journalistes sur la date de son conseil municipal, rapportent plusieurs médias, dont La Dépêche.
Lors de son conseil municipal qui a eu lieu le vendredi 20 mars, Edgar Moulin a alerté la presse avec une fausse date. Ce samedi, il a déclaré, visiblement satisfait, : "Qu’est-ce que vous faites tous là ? C’était hier qu’il fallait venir !" Le conseil, qui s'est tenu sans public ni journalistes, a suscité une vague d'indignation parmi les habitants.
Une seule liste, mais un score relativement faible
Malgré ses graves accusations et une forte opposition de la communauté, Moulin a réussi à se réélire. Sa liste étant la seule à se présenter, il lui suffisait d'une seule voix pour obtenir la majorité absolue. Cependant, il a recueilli seulement 57 voix sur 120, laissant 49 bulletins nuls et 14 blancs, un indicatif clair du scepticisme qui règne dans la commune.
« Même si des accusations le visent, il est présumé innocent, mais cela soulève des questions sur la légitimité de son mandat », déclare un habitant, soulignant les tensions au sein de la communauté. D'après Actu.fr, cette affaire pourrait avoir des répercussions à long terme sur la vie politique locale.
Malgré ces circonstances, Edgar Moulin a été élu maire et a également nommé Gaëlle Bouvier et Ludovic Lavolo, respectivement, au poste de premier et deuxième adjoints, continuant ainsi sa gouvernance au sein d'une commune troublée.







