D’Ambarès à Saint-Loubès, en passant par Beychac-et-Caillau, le second tour du scrutin du 22 mars promet d'être mémorable (Sud Ouest). Alors que des maires sortants semblent maintenus en pole position, plusieurs communes de la rive droite de Bordeaux s'apprêtent à connaître des affrontements serrés.
Si les sortants de gauche à Artigues ou Lormont, Garnier et Quertinmont, n'affichent pas d'inquiétude manifeste, cinq communes en particulier, dont Ambarès, pourraient connaître une dynamique différente lors de ce second tour.
1. Ambarès : Guendez face à Poulain
Le maire sortant d'Ambarès, Nordine Guendez (PS), s'affiche avec 36,24 % des voix. Néanmoins, la campagne de son rival, David Poulain, qui a su séduire 32,17 % des électeurs, a été particulièrement remarquée. Olivier Martinez, candidat de la droite avec 22,64 %, semble moins en mesure de troubler ce duel. Un enjeu clé se pose : quelles stratégies émergeront pour séduire les 550 voix perdues par Stéphan Maveyraud et les électeurs abstentionnistes ? Ainsi s'interroge Marie Lefebvre, analyste politique de la région.
2. À Saint-Loubès, la triangulaire
Les résultats de Saint-Loubès sont tout aussi intrigants, où la compétition s'annonçe serrée entre Antoine de Tournemire (37,04 %), Sébastien Roux (29,22 %) et François Spagnol (33,74 %). La coalition des gauches semble hypothétique, tandis que des débats s'annoncent pour mobiliser les électeurs autour de Roux. "L'union pourrait être la clé pour contrer de Tournemire", avance Jean-Pierre Besson, politologue de l'université de Bordeaux.
3. Créon : un climat tendu à gauche
Le climat à Créon pourrait s'avérer conflictuel, avec Stéphane Sanchis (40,75 %) et la maire sortante Sylvie Desmond (33,26 %) rivaux, alors que le Rassemblement National, avec 25,99 %, semble prêt à profiter des fissures entre les deux premiers. Cela promet d'apporter une joute oratoire intense lors des prochaines sessions municipales, selon Véronique Monet, spécialiste en sciences politiques.
4. Sallebœuf : lutte interne et triangulaires en vue
À Sallebœuf, une bataille entre anciens alliés semble inévitable. La maire, Nathalie Maviel, sera confrontée à l'ancien adjoint Régis Falxa et à Emmanuel Kersaudy. Selon les observateurs, la dynamique pourrait basculer en faveur de l’opposition, si les dissensions au sein de la majorité persistent.
5. Beychac-et-Caillau : une diversité inédite
Jamais auparavant quatre listes n'avaient été en mesure de s'opposer à Beychac-et-Caillau au second tour. Henri Puyau-Puyalet (33,74 %), Benjamin Navarro (23,74 %), Mariette Duprat (23,01 %), et Benoît Joubert (19,51 %) sont tous en lice. Cette compétition ouverte marque une étape cruciale pour le village. Qui saura tirer parti de l'héritage de Philippe Garrigue après quarante-trois ans de présence dans la scène politique locale ?







