Les Français sont appelés aux urnes dimanche 15 mars pour élire leurs représentants locaux pour un mandat de six ans. Avec plus de 900 000 candidats inscrits dans plus de 34 000 communes, ce scrutin est l'un des plus importants de l'histoire récente. Voici cinq chiffres clés pour appréhender l'échéance électorale de 2026.
Plus de 900 000 candidats en lice
Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, on dénombre plus de 904 000 candidats, un chiffre stable par rapport à 2020, organisés sur 50 478 listes. La composition des conseils municipaux varie selon la taille des communes, allant de sept à 69 élus selon la population. Ces élections visent à renouveler près de 500 000 conseillers municipaux, faisant de ce corps électif le plus représenté dans le pays.
Environ 48 millions d’électeurs admis à voter
Début février 2026, 50,4 millions de citoyens étaient répertoriés sur les listes électorales françaises, selon l’Insee. Parmi ces électeurs, environ 1,7 million résident à l'étranger, tandis que 374 000 sont des citoyens européens vivant en France. Ainsi, environ 48,7 millions d’électeurs seront en mesure de voter lors de ces élections municipales.
Le taux d’inscription est stable, atteignant 95 % en métropole et dans les DROM, grâce à plus de 847 000 nouvelles inscriptions depuis les élections européennes de 2024, largement facilitée par un système d’inscription automatique.
68 communes sans candidature
D'après les dernières données, 68 communes à travers le territoire ne comptent aucune candidature, une légère amélioration par rapport aux 106 de 2020, la majorité de ces communes étant très petites, avec moins de 1 000 habitants.
À 94 ans, le maire le plus âgé
Guy Delattre, maire de Gorges dans la Somme, représente le symbole de la longévité politique : à 94 ans, il est toujours en fonction après 54 ans au service de cette petite commune de 43 habitants. Interrogé par France 3 Hauts-de-France, il évoque son engagement continu pour les affaires de la communauté.
Un autre exemple est Yves Bahu, maire de Priez (Aisne), qui a également 93 ans et se présente pour un douzième mandat, poursuivant ainsi une carrière qui a commencé en 1959.
24,5 % de têtes de liste féminines
Pour la première fois, la parité est imposée sur les listes, mais les femmes demeurent sous-représentées parmi les têtes de liste avec seulement 24,5 %. La gauche apparaît comme le parti le plus féminisé, approchant 40 % de candidatures féminines, tandis que la droite et l'extrême droite stagnent autour de 20 %, comme signalé par le Répertoire national des élus.
Ces élections révèlent ainsi les défis persistants de la représentation et des questions de genre dans le paysage politique français.







