En tant que ministre en charge des Transports, du Budget, puis de l'Agriculture, Bussereau a passé un quinquennat en compagnie de Bernadette Chirac, dont la réputation la précédait.
Lors d'une interview, Bussereau a évoqué ses premières impressions : "Malgré mon étiquette politique, je n'avais pas d'a priori, mais j'ai vite compris qu'il était essentiel d'être en bons termes avec elle." En effet, Bernadette ne se laissait pas faire, et son franc-parler pouvait déstabiliser même les personnalités les plus importantes.
Elle n'hésitait pas à faire des commentaires virulents en public, y compris vis-à-vis de son mari, Jacques Chirac. "Je me souviens qu'un soir, au cours d'un dîner, elle lui a suggéré de faire preuve d'une autorité plus utile pour le pays !" a ajouté Bussereau, qui a également témoigné de la fougue de Bernadette lors d'un conseil interministériel où elle avait exigé l'ajout d'une ligne de TGV, influençant ainsi le travail des ministres présents.
Bernadette Chirac a su s'affirmer à mesure que son mari rencontrait des difficultés. Certains experts ont même supposé qu'elle aurait pu avoir son propre destin politique, si ce n'était les implications d'un népotisme potentiel. Le Monde lui consacre même des articles expliquant sa réelle influence sur Jacques.
En évoquant son caractère, un ancien ministre a précisé : "Bernadette était une femme de cœur, mais elle savait également être dure quand cela était nécessaire. Elle apportait une touche d'humour dans des moments tendus, comme cette anecdote où elle a décidé de semer le préfet pour visiter une ferme.”
Son comportement énergique et parfois audacieux lui a valu d'être une figure emblématique, laissant un héritage qui continuera à être évoqué pour les générations à venir. Son dévouement pour les causes qu'elle défendait, notamment l'opération des Pièces Jaunes, témoigne de sa détermination à soutenir les plus démunis. C'est un hommage vibrant que tous rendent aujourd'hui pour célébrer une femme qui a su marquer son époque.







