Dans un livret rendu public le 30 mai, Marine Tondelier a esquissé sa vision d'une santé environnementale, considérée par elle comme un nouveau droit fondamental pour le XXIe siècle. Elle prévoit d'interdire les aliments ultratransformés dans les cantines scolaires, de proscrire l'utilisation de pesticides de synthèse d'ici 2050, et de garantir l'accès à des espaces naturels.
En mettant en avant la notion de « One Health », qui relie la santé humaine, animale et environnementale, Tondelier propose un pacte ambitieux entre l'État et les agriculteurs, destiné à accompagner une transition vers l'agroécologie. Ce plan inclut également la création d'un fonds de transition agricole pour faciliter cette métamorphose.
Une stratégie innovante pour contrer la malbouffe
Pour contrer l'impact de la malbouffe, elle souhaite interdire les publicités pour les produits trop sucrés et trop salés avant 21 heures à la télévision, tout en interdisant les substances nocives dans divers produits de consommation, comme les textiles et les cosmétiques. La lutte contre la pollution est au cœur de son programme, avec l'idée de généraliser le principe du pollueur-payeur.
Tondelier plaide aussi pour une plus grande verdure urbaine. Sa « stratégie 300/30/3 » vise à garantir qu'au moins 30 % du territoire soit couvert d'espaces verts, que chaque citoyen ait accès à un parc dans un rayon de 300 mètres, et qu'il puisse apercevoir au moins trois arbres depuis chez lui. En parallèle, elle prévoit d'instaurer des régies publiques pour la gestion de l'eau, tout en encourageant les activités en plein air, telles que l'« école dehors ». Cette approche est fondée sur l'idée que dans un monde en crise climatique, prendre soin de notre santé passe aussi par la préservation de notre environnement.
La secrétaire nationale des Écologistes avait déjà proposé, en mai, de créer un congé climatique de cinq jours par an pour faire face aux conséquences des vagues de chaleur. Ces propositions visent à créer un cadre de vie plus sain, soutenue par de nombreux experts en écologie et en santé publique qui soutiennent l'idée que la santé et l'environnement sont inextricablement liés. Selon Jean-Marc Jancovici, expert en transition écologique, « ces propositions, si elles sont mises en œuvre, pourraient inspirer d'autres pays dans leur lutte contre les enjeux environnementaux cruciaux de notre époque. »







