Élu maire le 22 mars dernier, Serge Blanco, ancienne légende du rugby français, a pris les rênes de Biarritz avec la promesse de revitaliser sa ville. Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, il a exposé ses priorités : un logement accessible, une économie relancée et un engagement fort avec les habitants.
Valeurs actuelles : Vous venez du monde sportif. Qu'est-ce qui a fait la différence lors de votre campagne ?
Serge Blanco : La sincérité. Nous avons abordé les défis réels des Biarrots et noué des liens authentiques. Des sujets comme le logement, la mobilité et la vie quotidienne ont été au cœur de nos échanges.
Interrogé sur l'importance de la proximité, Blanco a affirmé : "C'est essentiel. La proximité ne doit pas se limiter au maire, mais inclure tous les services. Cela redonnera vie à Biarritz, surtout dans les quartiers moins fréquentés." Cette vision rejoindra probablement les attentes des habitants, en particulier ceux qui se sentent déconnectés des décisions politiques précédentes.
Critiquant la gestion de son prédécesseur Maider Arosteguy, Blanco a précisé qu'il y avait des lacunes dans la transparence des projets. Il a notamment cité le cas de l'Hôtel du Palais, révélant que des informations clés avaient été cachées pendant trop longtemps. Pour lui, Biarritz doit proposer une expérience globale, allant au-delà des plages.
Parmi les priorités établies par le maire, le logement occupe une place centrale. Blanco a promis de développer environ 200 nouveaux logements, avec des projets dans divers quartiers. En ce qui concerne la mobilité, il a souligné la nécessité de faciliter les déplacements entre piétons, cyclistes et automobilistes en créant des pistes sécurisées.
Les familles, également en ligne de mire, bénéficieront de nouvelles initiatives, notamment la rénovation de la piscine municipale pour donner aux enfants la possibilité d'apprendre à nager.
Concernant la controverse sur le nom du quartier de la Négresse, Blanco, qui vit lui-même dans cette zone, a défendu son identité historique, estimant que des débats extérieurs ne correspondaient pas à la réalité locale. "Je ne crois pas qu’il faille importer des polémiques qui ne font pas sens ici," a-t-il ajouté.
Pour financer ses projets en période de rigueur budgétaire, Blanco mise sur la concertation et le soutien des régions, tout en évoquant un besoin de financements européens. Il souhaite également instaurer une fondation pour mobiliser des ressources pour les grands projets de Biarritz, comme la restauration de l'église Sainte-Eugénie.
Ce début de mandat s’annonce donc chargé pour Serge Blanco, qui s’emploie à transformer Biarritz en un lieu de vie vibrant et accueillant, accessible à chaque habitant.







